Résumé de l'étude : R&D des leaders pharmaceutiques - ruptures

Pour faire face à la pression de rentabilité exigée par l'actionnaire, les leaders pharmaceutiques, appelés " research based companies ", doivent mettre sur le marché deux à trois molécules par an pour conserver une croissance de leur chiffre d'affaires. Les résultats de la recherche deviennent donc primordiaux. Et dans ce cadre-là, on constate deux ruptures par rapport à la période précédente :

la première est l'utilisation de techniques révolutionnaires ( notamment les biotechnologies et l'informatique) qui devraient permettre d'appréhender et de guérir des maladies chroniques et dégénératives (cancer, , Alzheimer, autres maladies du système nerveux central) par rapport à la génération précédente de médicaments axés sur les maladies infectieuses. Elles représentent une rupture mon seulement par les nouvelles possibilités engendrées, mais aussi par la brièveté de la période de transition - 5 à 7 ans - alors qu'elle était d'une vingtaine d'années précédemment.

les grands groupes pharmaceutiques ont su anticiper ces changements en se réorganisant (deuxième rupture) et notamment en externalisant une partie de leur R&D. Dès 1995, les groupes ont une politique active d'accords de R&D avec notamment des start-up. Une nouvelle répartition des entreprises se dessine alors, où les petites sociétés innovantes et performantes ont toute leur place vis-à-vis des géants de la pharmacie.

La grande compagnie devient ainsi le pivot autour duquel gravitent des start-up lui apportant la performance dans les technologies de pointe, de nouvelles molécules qu'elle développera et commercialisera par le biais de son réseau de vente.


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© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, 11/12/2000