Cahier central : La percée de l'administration électronique
Pour un grand nombre d'entreprises, grandes, petites
ou moyennes, l'administration électronique est maintenant
une réalité. Demandes d'immatriculation, déclarations
sociales et fiscales, paiement des impôts et des taxes
il est en effet désormais possible d'accomplir l'essentiel
des formalités administratives professionnelles obligatoires
en ligne.
Industries présente ici l'ensemble des services offerts
par le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
: du paiement des impôts à la réponse aux marchés
publics en passant par les déclarations en Douane et la consultation
de données statistiques.
L'année de l'administration
électronique
Le Forum européen de l'administration électronique
organisé en décembre dernier à Paris a montré
que les entreprises ont désormais la possibilité d'accomplir
l'essentiel de leurs formalités administratives en ligne.
Année 2006, année électronique
C'est
ainsi que l'on pourrait résumer le contenu du Forum européen
de l'administration électronique qui s'est tenu les 13 et
14 décembre dernier dans les locaux du CNIT à Paris-La
Défense. Organisée en partenariat avec l'Agence pour
l'administration électronique qui a rejoint depuis lors la
DGME (Direction générale de
la modernisation de l'Etat) nouvellement créée à
Bercy, cette manifestation, intitulée «Service public
: e-services aux publics?», avait pour objectif de faire
connaître à l'ensemble des usagers de notre administration,
particuliers, élus locaux et bien entendu chefs d'entreprise,
les nombreux services en ligne qui sont déjà à
leur disposition ainsi que ceux qui leur seront offerts au cours
des mois à venir.
« Dans ce domaine, a confirmé Jean-François
Copé, ministre délégué au Budget et
à la Réforme de l'Etat, dans son discours d'ouverture,
l'année 2006 sera celle de la montée en puissance
de la plupart de nos dispositifs ». Une affirmation qui
s'inscrit dans la ligne d'une étude réalisée
il y a quelques mois par le cabinet Accenture qui classait la France
au quatrième rang mondial pour la qualité des services
rendus aux citoyens sur internet.
« C'est un fait, avait déjà indiqué
Renaud Dutreil, ministre des PME, lors de la première journée
nationale de l'e-administration organisée le 13 octobre 2005
par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, l'Etat a
consacré beaucoup d'efforts au cours des dernières
années pour offrir à nos concitoyens des services
en ligne performants, et notamment pour simplifier la vie quotidienne
des entreprises. »
Exemple : les marchés publics de l'Etat. Depuis le 1er janvier
2005, une plateforme électronique http://www.marches-publics.gouv.fr
permet aux entreprises d'être informées sur les lancements
d'appels d'offres, de télécharger les cahiers des
charges et de remettre une offre électronique.
Il en va de même pour nombre des formalités qui ponctuent
la vie des entreprises. Cela commence avec les procédures
liées à la création, l'immatriculation ou à
la cessation d'activité qui peuvent être accomplies
en quelques clics auprès de deux centres de formalités
en ligne : http://www.cfenet.cci.fr
pour les sociétés commerciales et http://www.cfe-metiers.com
pour les entreprises artisanales. Offert actuellement à Paris
et dans trois départements d'Ile-de-France (Hauts-de- Seine,
Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) ainsi qu'en Gironde et dans l'Oise,
ce service sera progressivement étendu à la France
entière. Comme http://www.infogreffe.fr
qui permet de procéder aux modifications d'adresse, de raison
sociale, de dirigeant ou de capital de toute entreprise. A noter
également l'existence du site www.anpe.fr
qui permet de rechercher des candidats, de déposer des offres
d'emploi et de bénéficier de conseils en matière
de contrats de travail ou d'aides au recrutement. Opérationnel
depuis le 1er septembre dernier, le site http://www.emploitpe.fr
offre aux entreprises employant jusqu'à cinq salariés
la possibilité d'effectuer les formalités permises
par le chèque emploi très petites entreprises : la
déclaration d'embauche, le contrat de travail, le calcul
des cotisations sociales et le bulletin de paie.
Déclarations sociales et déclarations
fiscales
Après les formalités administratives,
les déclarations sociales et fiscales. Proposé aux
entreprises mais aussi à leurs mandataires (experts-comptables
et centres de gestion agréés) par l'ensemble des organismes
de protection sociale, le portail http://www.net-entreprises.fr
permet d'effectuer gratuitement ses déclarations sociales.
Chaque entreprise adhérente (plus de 600 000 l'an dernier)
dispose également d'un dossier en ligne qui lui permet de
connaître en permanence sur le site http://www.urssaf.fr
la situation détaillée de son compte : les derniers
paiements effectués, les sommes restant éventuellement
dues, la date et le montant des échéances à
venir
Des services analogues concernant les cotisations à
l'assurance-chômage sont offerts sur le site
www.portail.assedic.fr.
Dans le domaine fiscal, le service Télé TV@, mis en
place en 2001, permet soit de remplir uniquement ses déclarations
périodiques de taxe à la valeur ajoutée, soit
d'associer dans une seule et même opération la déclaration
et le paiement de la somme à acquitter.
Depuis l'année dernière, les utilisateurs de ce service
accessible sur le portail http://www.impots.gouv.fr
ont également la possibilité d'effectuer leurs demandes
de remboursements de crédits de TVA par le même canal.
Un élément du grand programme Copernic lancé
il y a quelques années à Bercy qui permet désormais
de payer d'autres impôts en ligne : l'impôt sur les
sociétés, la taxe sur les salaires, la taxe professionnelle
ou les taxes foncières
Disponible 24 heures sur 24
et 7 jours sur 7, http://www.impots.gouv.fr offre nombre d'autres services
comme la consultation du compte
fiscal de son entreprise. Enfin, au-delà de sa mission fiscale,
le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
offre de nombreux services en ligne utiles pour le fonctionnement
quotidien des entreprises.
On peut citer le site http://www.douane.fr
dont l'espace Entreprises et professions qui donne accès
à l'information, à la réglementation et à
la documentation relative à l'ensemble des formalités
douanières. De la même façon, les sites insee.fr
et industrie.gouv.fr
fournissent toutes les statistiques, études et enquêtes
publiées par les services du ministère tandis qu'oseo.com
donne nombre d'informations sur les dispositifs d'aide à
la création et à l'innovation réservés
aux entreprises petites et moyennes de notre pays.
Une offre déjà abondante qui s'enrichira au cours
des prochains mois avec la création notamment d'un serveur
de formulaires et du portail ProDouane qui doit permettre à
toutes les entreprises d'accomplir l'ensemble de leurs formalités
douanières en ligne.
Parallèlement, le programme gouvernemental Adele (Administration
électronique) prévoit d'accentuer la mise en cohérence
des projets conduits actuellement par chacun des ministères.
Objectif de cette démarche : faire en sorte que la dématérialisation
des procédures, qui simplifie les relations entre les Français
et leur administration, se traduise également, pour les contribuables,
par des gains de productivité dans l'organisation des services
publics et le traitement des formalités administratives.
Une nouvelle direction à Bercy
Opérationnelle depuis le début de l'année,
une nouvelle direction d'administration centrale assure à
Bercy la coordination des actions de modernisation conduites
par chaque ministère. Son intitulé : la DGME (Direction
générale de modernisation de l'Etat).
Résultant de la fusion des quatre directions et services
précédemment chargés de la réforme
de l'Etat (Réforme budgétaire, Simplifications
administratives, Administration
électronique, Gestion publique), elle a également
pour mission d'inciter et d'aider les autres administrations
à mener à bien les modernisations nécessaires.
Cette direction anime également le réseau des
secrétaires généraux des ministères
et elle est organisée en trois services : Qualité
et simplification, Modernisation de la gestion publique
et Administration électronique. Ancien directeur de la
Réforme budgétaire, Franck Mordacq en a été
nommé directeur général lors du Conseil
des ministres du 3 janvier dernier.
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La sécurité des transactions
électroniques
Présentée au Conseil des ministres du 5 décembre
2005, l'ordonnance relative aux échanges électroniques
entre les usagers et l'administration prise sur le fondement
de la loi pour la
confiance dans l'économie numérique de juin dernier
vise à faciliter et à sécuriser les formalités
administratives accomplies de manière dématérialisée.
Elle institue ainsi un dispositif de signature électronique
des actes administratifs. Elle fixe des règles destinées
à développer la compatibilité des systèmes
électroniques mis en place par les différentes
administrations de notre pays et à faciliter, avec l'accord
des usagers, les échanges d'informations entre les services.
Bref, il s'agit de conférer aux envois de documents sur
support électronique les mêmes effets juridiques
que ceux qui sont envoyés sur support papier. Par ailleurs,
toutes les téléprocédures relevant du Minéfi
(impôts, douanes, marchés, statistiques) peuvent
être effectuées directement sur les sites concernés,
ou via le portail
http://www.webservices.minefi.gouv.fr.
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Source : n° 111 février 2006
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