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  E-commerce
  Développer le commerce en ligne entre les entreprises


Suite au livre blanc déposé par les professionnels concernés, le gouvernement est décidé à encourager le développement du commerce en ligne entre les entreprises françaises.

A la différence de l'e-commerce grand public qui connaît actuellement des taux de croissance élevés (+ 53 % en moyenne l'an dernier pour l'ensemble de la branche), le commerce en ligne interentreprises - B to B (Business to business) - accuse dans notre pays un retard significatif par rapport aux pays industriels comparables.

C'est donc pour accélérer le développement de ce marché que la Fevad (Fédération des
entreprises de vente à distance) a souhaité présenter au gouvernement une série de recommandations. Elles figurent dans le livre blanc Le commerce électronique interentreprises : un enjeu majeur pour l'économie française, élaboré en partenariat avec le groupement des Cartes bancaires C.B., qui a été remis officiellement à Bercy le 21 février dernier.

" En soulignant les nombreux enjeux liés à la dématérialisation du commerce B to B, a souligné ce jour-là François Loos, ministre délégué à l'Industrie, votre initiative fait apparaître clairement un gisement de croissance et une source d'emplois nouveaux pour notre pays. " Le constat est en effet aujourd'hui évident. Avec une estimation comprise entre 40 et 50 milliards d'euros, le chiffre d'affaires du commerce électronique interentreprises représente en France moins de cinq fois le chiffre d'affaires de l'e-commerce grand public. Aux Etats-Unis, il est pratiquement dix fois supérieur.

Autre pourcentage significatif : en France, 20 % seulement de nos entreprises effectuent plus de 5 % de leurs achats (hors production) en ligne. Ce qui nous place en 4e position parmi les grands pays européens devant l'Italie (13 %) mais derrière le Royaume-Uni (44 %), l'Allemagne (35 %) et l'Espagne (25 %). " En réalité, peut-on lire dans le livre blanc, seuls quatre secteurs d'activité tirent aujourd'hui le marché de l'achat en ligne chez nous : les nouvelles technologies, l'automobile, l'aéronautique et l'industrie chimique."

Une batterie d'indicateurs clés

Comment remédier à cette situation? Au-delà des nombreuses décisions prises au cours des
dernières années pour accroître le niveau d'équipement informatique de nos entreprises et
pour donner un cadre juridique clair aux relations contractuelles en ligne, le gouvernement est
bien décidé à mettre en œuvre l'essentiel des recommandations exprimées par la Fevad. Tout d'abord le Sessi sera chargé d'élaborer une batterie d'indicateurs clés qui pourra constituer un véritable outil de pilotage et de communication pédagogique pour l'ensemble du commerce électronique interentreprises.

Ensuite, le plan TIC-PME 2010 lancé à l'automne dernier sera amplifié afin de permettre aux entreprises petites et moyennes d'investir davantage dans la dématérialisation de leurs procédures d'achat et de vente.

Enfin, il est indispensable, tant il existe une corrélation forte entre le développement du commerce électronique entre les entreprises et le nombre d'acheteurs grand public en ligne, de poursuivre les efforts de promotion en faveur de l'e-commerce destiné aux particuliers et de s'appuyer sur la confiance qu'il inspire désormais à l'ensemble des consommateurs.
Autant de mesures qui devraient permettre à nos entreprises de réaliser des gains substantiels de
productivité au cours des années à venir et d'améliorer ainsi leur compétitivité sur les marchés internationaux.

La modernisation des achats du secteur public

Opérationnelle depuis le 1er janvier 2005, la dématérialisation des marchés ne s'est guère accompagnée jusqu'ici d'un développement important des transactions en ligne de la part du service public dans notre pays. Elle sert essentiellement encore à la recherche d'éventuels fournisseurs ainsi qu'à la comparaison des offres qu'ils sont susceptibles de présenter à l'administration. Telle est la raison pour laquelle François Loos est décidé à accélérer le processus de modernisation de l'achat public en France. " Afin de permettre à l'Etat de jouer un véritable rôle d'entraînement en la matière, a déclaré le ministre, nous devons être au même niveau que les entreprises les plus performantes." D'où l'objectif ambitieux qui a été fixé : environ 10 % des achats publics en ligne pour l'ensemble de l'administration publique d'ici à l'année 2010.

D.W.

Source : Cahier Industries n° 112 mars 2006

 

© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, 04/04/2006