La France et son industrie
Alsace
Avec un taux d'emploi proche de 24 % (18 % en moyenne nationale),
l'Alsace reste une région fortement industrialisée
: elle se situe en troisième position en France, derrière
la Franche- Comté et la Haute- Normandie, pour ce qui concerne
le niveau de contribution de l'industrie au produit intérieur
brut régional. A l'exception de la construction navale et
de la construction aéronautique, tous les secteurs d'activité
industrielle y sont en effet significativement présents.
Région à dominante de sous-traitance, l'Alsace a développé
une réelle excellence dans tous les métiers de la
production et elle compte de nombreux établissements de taille
importante. En revanche, elle connaît le taux d'entreprises
indépendantes le plus bas de France. Explication : on trouve
dans cette région une forte implantation d'établissements
à participation étrangère, allemande ou suisse
principalement. A noter, sauf à Strasbourg, la relative spécialisation
des bassins d'emploi (plus de 50 % pour l'automobile à Mulhouse
par exemple) et la relative faiblesse du nombre des écoles
d'ingénieurs.
Nombre d'établissements : 1 440
Effectifs salariés : 132 542
Principaux secteurs d'activité : automobile (10 %), matériel
électrique (6 %), plasturgie (5 %), industrie agroalimentaire
(5 %), équipements mécaniques (4 %). |
Auvergne
Malgré une image rurale forte, l'Auvergne reste une région
de tradition industrielle vivace. Elle est davantage tournée
vers la production de biens intermédiaires que de biens de
consommation ou de biens d'équipement. Principaux secteurs
d'activité représentés : les pneumatiques avec
la société Michelin, le travail des métaux
et la plasturgie. Confrontée à une concurrence accrue
en provenance des pays émergents, l'Auvergne s'est engagée
dans un processus important d'innovation. Elle dispose à
cette fin d'un potentiel de recherche qui se caractérise
par une présence forte de la recherche privée. Autres
atouts de la région : l'existence d'un nombre relativement
important d'établissements d'enseignement supérieur
et la réelle autonomie de décision des entreprises
implantées localement. Moins de 40 % des salariés
travaillent dans un établissement soumis à un centre
de décision extérieur à la région Auvergne.
Nombre d'établissements : 1 071
Effectifs salariés : 77 839
Principaux secteurs d'activité : caoutchouc (22 %), travail
des métaux (9 %), plasturgie (8 %), industrie de la viande
(4 %), matériel électrique (4 %). |
Aquitaine
Région à vocation agricole forte (3,6 % de la population
active), l'Aquitaine a acquis ses lettres de noblesse industrielles
depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aux activités
traditionnelles, comme la chaussure ou la transformation du bois,
sont ainsi venus s'ajouter des secteurs nouveaux tels que la parachimie,
la pharmacie, l'automobile et surtout l'industrie aéronautique
et spatiale. Résultat : l'emploi industriel représente
aujourd'hui près de 16 % de l'effectif salarié total,
encore légèrement inférieur à la moyenne
nationale donc. Autre évolution significative : depuis une
bonne trentaine d'années, on assiste à une concentration
de l'activité industrielle dans les zones de forte densité
urbaine. Ainsi l'agglomération bordelaise compte environ
un tiers des emplois industriels de la région, le bassin
d'emploi de Pau-Lacq-Orthez près de 20 % et celui de Bayonne-
Anglet-Biarritz environ 10 %. A noter également le développement
d'une véritable stratégie de coopération interrégionale,
avec la région Midi-Pyrénées notamment, de
la part d'un nombre important d'entreprises de la région
Aquitaine.
Nombre d'établissements : 1 981
Effectifs salariés : 109 031
Principaux secteurs d'activité : aéronautique (11
%), industrie agroalimentaire (7 %), travail du bois (7%), industrie
de la viande (5 %), pharmacie (3 %). |
Bourgogne
Réputée pour son activité agricole et agroalimentaire,
la Bourgogne est aussi une région de tradition industrielle
forte avec des bassins d'emploi historiques aussi célèbres
que ceux du Creusot, d'Imphy ou de Gueugnon. Résultat : l'industrie
occupe encore aujourd'hui 21 % des salariés dans l'ensemble
de la région. Confrontée depuis une vingtaine d'années
à une série de mutations industrielles difficiles,
dans la métallurgie et le textile notamment, la Bourgogne
s'est résolument orientée vers la fabrication de produits
à haute valeur technologique. Trois secteurs d'activité
ont ainsi été privilégiés : la parapharmacie,
le caoutchouc et l'électronique. Attirés par la situation
géographique favorable de la région, des groupes industriels
comme Fournier, Sanofi- Aventis, Michelin, Alstom, Philips ou Schneider
Electric ont en effet procédé au cours de la dernière
décennie à des investissements significatifs dans
différents départements de la région. Autre
atout important : l'industrie agroalimentaire qui, avec deux pôles
de compétitivité labellisés, constitue un moteur
important du dynamisme régional.
Nombre d'établissements : 1 423
Effectifs salariés : 99 566
Principaux secteurs d'activité : matériel électrique
(6 %), sidérurgie (5 %), plasturgie (5 %), travail des métaux
(4%), produits métalliques (4 %). |
Bretagne
Confrontée à un véritable risque de marginalisation
au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec la destruction des
arsenaux de Brest et de Lorient, la Bretagne est aujourd'hui la
5e région industrielle française en terme d'effectifs
employés. Un sursaut qui s'explique par le développement
d'une filière agroalimentaire performante et l'arrivée
d'un certain nombre de secteurs d'activité nouveaux comme
les cosmétiques (Yves Rocher) ou la mécanique (Legris).
Sans compter la vague importante de décentralisations intervenue
au début de la décennie 1960 : Citroën à
Rennes et le Cnet à Lannion. Faiblement diversifiée
(quatre secteurs occupent 60 % des effectifs), l'industrie bretonne
a dû faire face à une série de mutations importantes
au cours des deux dernières décennies. Elles ont concerné
principalement les télécommunications et l'électronique
où de nombreuses restructurations ont été accomplies.
Aujourd'hui, avec la labellisation de plusieurs pôles de compétitivité
dans la région, la Bretagne s'inscrit résolument dans
une dynamique d'action concertée entre les entreprises, les
laboratoires de recherche et les centres de formation.
Nombre d'établissements : 2 169
Effectifs salariés : 154 395
Principaux secteurs d'activité : industrie de la viande (21
%), industrie alimentaire (9 %), automobile (7%), construction navale
(4 %), plasturgie (4 %). |
Centre
Héritière d'une tradition industrielle plutôt
ancienne, la région Centre a bénéficié
au cours des dernières décennies d'un mouvement relativement
important de décentralisation d'activités nouvelles
en provenance de la région parisienne, la pharmacie, les
cosmétiques, l'électronique, la plasturgie et l'automobile
notamment. Conséquence : le Centre est aujourd'hui la 6e
région industrielle de France en terme d'effectifs salariés.
Disposant également de nombreux laboratoires de recherche
et de centres de formation de qualité, la région présente
un réel potentiel de développement technologique.
Au-delà des grands groupes internationaux d'origine française
ou étrangère qui y sont largement présents,
on note l'existence d'un tissu d'entreprises de pointe petites ou
moyennes implantés à proximité des deux grands
centres universitaires d'Orléans et de Tours.
Nombre d'établissements : 2 042
Effectifs salariés : 153 756
Principaux secteurs d'activité : travail des métaux
(6 %), plasturgie (6 %), pharmacie (5 %), caoutchouc (5 %), édition-imprimerie
(4 %). |
Champagne-Ardenne
Avec plus de 24 % de la valeur ajoutée régionale,
l'industrie représente un secteur d'activité essentiel
pour les quatre départements de la région Champagne-Ardenne.
Activités dominantes : la métallurgie dans les Ardennes,
le textile dans l'Aube, l'industrie agroalimentaire dans la Marne
et le bois dans la Haute-Marne. Bénéficiant d'une
situation géographique privilégiée et d'un
excellent réseau de voies de communication, la région
a attiré au cours des dernières années un nombre
important de filiales de grands groupes industriels français
ou étrangers : PSA Peugeot Citroën, Delphi Automotive,
Valéo, Vallourec, Plastic Omnium, Isoroy, Boehringer Ingelheim
et Zeneca Pharma
L'ouverture récente de l'aéroport
de Vatry a également permis l'implantation d'entreprises
spécialisées dans le transport et la logistique. Afin
de renforcer le tissu industriel régional, un plan de développement
visant à favoriser l'attractivité du territoire et
l'adaptation de la main-d'oeuvre a été élaboré
à l'initiative du conseil régional.
Nombre d'établissements : 1 281
Effectifs salariés : 88 062
Principaux secteurs d'activité : travail des métaux
(7 %), fonderie (7 %), industrie des boissons (6 %), équipement
automobile (5 %), produits métalliques (5 %). |
Corse
Pauvre en ressources naturelles, la Corse n'a pas pu développer
dans le passé un tissu industriel important : 7 % seulement
des emplois de l'île aujourd'hui. Les industries agroalimentaires
et les matériaux de construction restent donc les deux secteurs
majoritairement représentés. Au cours des dernières
années, quelques entreprises de taille relativement importante
se sont installées mais elles restent isolées dans
leur domaine : Corse composites aéronautique, Manufacture
corse des tabacs, Chaudronnerie industrielle de Furiani
Avec
l'appui de l'Union européenne, un programme de soutien lancé
au début de la décennie 2000 a permis la création
d'un certain nombre de petites entreprises innovantes dans le domaine
des nouvelles technologies notamment.
Nombre d'établissements : 44
Effectifs salariés : 933
Principaux secteurs d'activité : aéronautique 13 %,
industrie alimentaire (12 %), produits de carrière (11 %),
industrie de la viande (11 %), travail du bois (8 %). |
Franche-Comté
En réalisant plus du tiers de la valeur ajoutée régionale
(20 % environ pour la moyenne nationale), l'industrie occupe une
place de premier plan dans les quatre départements qui forment
la Franche-Comté. Elle repose sur deux piliers essentiels
: la présence de plusieurs grands groupes, accompagnés
d'un grand nombre de leurs sous-traitants, et l'existence d'un tissu
dense de petites et moyennes entreprises implantées surtout
dans les montagnes du Jura. Les grands groupes appartiennent à
trois grands secteurs industriels : l'automobile avec Peugeot et
son fameux site de production de Sochaux-Montbéliard, l'un
des plus importants d'Europe, la construction mécanique avec
Alstom et son site de Belfort et l'industrie chimique avec Solvay
dans la zone de Dole - Lons-le-Saunier. Quant aux entreprises petites
et moyennes, elles concernent surtout trois secteurs traditionnels
qui font encore la réputation de la Franche-Comté
dans le monde : l'horlogerie (devenue aujourd'hui les microtechniques),
la lunetterie et le jouet.
Nombre d'établissements : 1 142
Effectifs salariés : 95 490
Principaux secteurs d'activité : automobile (21 %), travail
des métaux (9 %), plasturgie (8 %), équipements automobiles
(7 %), produits métalliques (5 %). |
Ile-de-France
Malgré une " tertiarisation " qui avance à
un rythme largement plus soutenu que dans le reste de la France
métropolitaine, l'Ile-de-France est toujours la première
région industrielle française. Avec près de
7 000 établissements de plus de 20 salariés, l'industrie
représente 12 % de l'emploi salarié régional.
A noter que plus de la moitié des effectifs (53 % précisément)
sont concentrés dans les trois départements de Paris,
des Yvelines et des Hauts-de-Seine. Outre les grands secteurs d'activité
traditionnels, l'Ile-de-France occupe, pour des raisons à
la fois historiques et culturelles, une position de premier plan
dans les métiers du luxe, la haute couture, la bijouterie
et la joaillerie, ainsi que dans les activités liées
à la diffusion des images. Bénéficiant d'un
réseau d'infrastructures particulièrement performant
ainsi que d'une main d'oeuvre hautement qualifiée, elle tend
à devenir un centre scientifique et technologique de dimension
mondiale. Témoins, les nombreux pôles de compétitivité
(System@tic pour les systèmes informatiques complexes, Medi
Tech Santé pour les biotechnologies, Cap Digital pour le
traitement des images
) qui ont reçu le label officiel
du gouvernement au cours de l'été 2005. Autre caractéristique
: l'Ile-de-France est la première région d'implantation
des entreprises petites et moyennes dans notre pays. Avec un effectif
moyen de 37 salariés par établissement (47 pour la
moyenne nationale), elles sont nombreuses dans les secteurs traditionnels
comme l'imprimerie, la fonderie, le travail des métaux, l'équipement
électrique ou électronique et la récupération
des déchets. On les trouve également dans les secteurs
de pointe très innovants : les technologies de l'information
et de la communication, les biotechnologies ou l'audiovisuel. Enfin,
la région Ile-de-France est largement en tête des régions
d'accueil des investissements étrangers dans notre pays.
Elle est également à la 3e place en Europe derrière
le Grand Londres et la Catalogne. Une situation qui lui permet d'affronter
efficacement la concurrence internationale.
Nombre d'établissements : 6 997
Effectifs salariés : 406 439
Principaux secteurs d'activité : édition-imprimerie
(13 %), automobile (8 %), aéronautique (6 %), appareillage
électrique et électronique (5 %), appareils de mesure
et de contrôle (5 %). |
Languedoc-Roussillon
Bénéficiant d'une situation géographique privilégiée
au coeur de l'Europe du Sud, la région Languedoc-Roussillon
emploie 10 % de ses salariés dans l'industrie. Une activité
qui est principalement représentée dans deux départements
: le Gard et l'Hérault. Tandis que le bassin minier d'Alès,
spécialisé dans la fabrication de composants et d'équipements
industriels, est en pleine mutation avec l'arrivée d'activités
nouvelles telles que le sport mécanique ou les métiers
de l'éco-environnement, le Gard rhodanien regroupe, aux côtés
d'une activité textile déclinante, un certain nombre
d'entreprises orientées vers les technologies nucléaires
au sein du pôle de compétitivité Trimatec. Autour
de Nîmes, ce sont la chimie-pharmacie et l'agro-alimentaire
qui restent les secteurs prépondérants. Dans l'Hérault,
la région de Montpellier affiche un réel dynamisme
dans le domaine médical et paramédical ainsi que dans
les nouvelles technologies. Cinquième région française
pour la recherche scientifique publique, le Languedoc- Roussillon
présente des perspectives importantes de développement.
Nombre d'établissements : 1 054
Effectifs salariés : 40 686
Principaux secteurs d'activité : industrie des boissons (8
%), industries alimentaires (8 %), édition-imprimerie (6%),
matériaux de construction (6 %), industrie de la viande (4
%). |
Limousin
Malgré une diminution relative au profit des services, l'activité
industrielle occupe encore environ 20 % de la population active
dans la région Limousin. Particulièrement diversifiée,
elle s'organise autour de cinq grands secteurs regroupant 60 % de
l'emploi industriel : la fonderie et le travail des métaux
avec des entreprises comme Renault Trucks, Valéo ou Meillor,
les équipements électriques et électroniques
(le groupe Legrand y compte 3 000 salariés), les industries
agroalimentaires avec les sociétés leaders Madrange
ou Blédina, les équipements mécaniques ainsi
que le papier-carton. D'autres secteurs présentent également
un poids économique local important : la porcelaine, les
industries de la chaîne graphique et le travail du bois. L'existence
d'un bon système de formation, la capacité des décideurs
à travailler en réseau, l'émergence de pôles
d'excellence régionaux bénéficiant de compétences
fortes en matière de recherche et l'ouverture progressive
aux marchés étrangers constituent autant d'atouts
décisifs pour affronter une concurrence internationale de
plus en plus vive.
Nombre d'établissements : 528
Effectifs salariés : 33 592
Principaux secteurs d'activité : matériel électrique
(12 %), matériaux de construction (8 %), industrie de la
viande (7 %), papier-carton (7 %), travail des métaux (7 %).
|
Lorraine
Après une trentaine d'années de reconversion et de
recomposition du tissu économique régional, la Lorraine
a réussi à recentrer son appareil productif sur des
produits à valeur ajoutée forte. Ainsi, malgré
une montée en puissance réelle des activités
de services, l'industrie conserve un rôle déterminant
dans l'économie de la région. La sidérurgie,
la filière automobile, le travail des métaux et l'industrie
agroalimentaire constituent toujours les principaux employeurs de
Lorraine : PSA compte 6 500 salariés, Sollac 3 800, Saint-Gobain
2 300 et Arkema 2 000 environ. Des secteurs fortement soumis à
la concurrence internationale qui connaissent ici un fort développement
alors qu'ils amorcent un véritable déclin dans d'autres
régions françaises. Largement mobilisée sur
les deux pôles de compétitivité à vocation
régionale, Mipi (Matériaux innovants, produits intelligents)
et Fibres naturelles grand Est, la région mise également
sur plusieurs projets transfrontaliers avec la Belgique, le Luxembourg
et l'Allemagne, ainsi que sur l'arrivée du TGV Est pour conforter
son développement.
Nombre d'établissements : 1 668
Effectifs salariés : 131 223
Principaux secteurs d'activité : sidérurgie (10 %),
équipements automobiles (8 %), automobile (7 %), travail
des métaux (6 %), produits métalliques (5 %).
|
Midi-Pyrénées
Première de France par la superficie, la région Midi-Pyrénées
a su conjuguer au cours des dernières années vocation
agricole et dynamisme industrielle. Aux industries traditionnelles
de l'agroalimentaire, du bois, des carrières ou du textile-habillement
qui se sont adaptées aux exigences nouvelles des marchés,
sont en effet venues s'ajouter des activités de haute technologie
bénéficiant d'une réputation véritablement
mondiale. Au total, l'industrie de la région Midi-Pyrénées
repose sur quatre piliers essentiels : l'agroalimentaire, l'aéronautique
et l'espace, les équipements électriques et électroniques
ainsi que la métallurgie. Les entreprises correspondantes
sont concentrées dans quelques bassins d'emplois (Albi- Carmaux,
Castres-Mazamet, Tarbes, Foix-Pamiers) et surtout dans l'agglomération
toulousaine, siège d'une plate-forme aéronautique
et spatiale qui a généré la création
de 21 000 emplois directs et de 65 000 emplois indirects dans l'ensemble
de la région. Première ville universitaire de France
après Paris, Toulouse dispose d'un enseignement supérieur
qualité et d'un potentiel important de recherche qui lui
a permis de faire émerger deux pôles de compétitivité
particulièrement prometteurs : Aéronautique, espace
et systèmes embarqués et Cancer biosanté.
Nombre d'établissements : 1 794
Effectifs salariés : 102 649
Principaux secteurs d'activité : aéronautique (18
%), industrie de la viande (6 %), matériel électrique
(6%), travail des métaux (4 %), industries alimentaires (4 %).
|
Nord-Pas-de-Calais
Malgré les restructurations et les mutations technologiques
qu'elle a connues depuis près de 40 ans, la région
Nord-Pas-de-Calais reste la troisième région industrielle
avec 20 % du total des emplois salariés. Aux côtés
des secteurs traditionnels tels que la sidérurgie, la métallurgie
ou le textile, qui occupent encore une place importante dans l'économie
régionale, on assiste à l'émergence d'un certain
nombre de pôles d'excellence dans l'industrie automobile,
le transport ferroviaire, les équipements mécaniques
et l'industrie agroalimentaire. Bénéficiant d'une
situation géographique exceptionnelle et d'un réseau
de communication particulièrement dense, la région
Nord - Pas-de- Calais s'est résolument engagée il
y a quelques années sur la voie de l'innovation. Six pôles
de compétitivité ont ainsi reçu le label officiel
du gouvernement au cours de l'été 2005 : i-trans pour
le matériel ferroviaire, Halieutique pour les produits de
la pêche, Industries du commerce pour la vente par correspondance,
Nutrition-santé dans l'agroalimentaire, Matériaux
domestiques pour les arts de la table et Up-tex pour les textiles
techniques.
Nombre d'établissements : 2 690
Effectifs salariés : 216 288
Principaux secteurs d'activité : automobile (10 %), industries
alimentaires (6 %), sidérurgie (6 %), verre (6 %), plasturgie (5 %).
|
Basse- Normandie
Dix-huitième région industrielle française,
la région Basse-Normandie compte trois grands secteurs d'activité.
En tête, on trouve l'agroalimentaire qui repose sur deux filières
principales : le lait et la viande. En deuxième position,
l'industrie des équipements électriques et électroniques
(l'usine Philips-Caen compte plus d'un millier de salariés)
est porteur d'un projet de pôle de compétitivité
sur la monétique et les transactions électroniques
sécurisées intéressant l'ensemble de la région.
Enfin, avec plus de 11 % des emplois industriels, l'industrie automobile
place la région BasseNormandie au troisième rang français
dans ce domaine d'activité. Fortement marquée par
une série de restructurations importantes au cours des dernières
années, la Basse-Normandie s'est résolument engagée
dans une démarche collective d'intelligence économique.
Elle s'efforce également de favoriser développement
des transferts de technologies entre le monde de la recherche et
celui de l'entreprise.
Nombre d'établissements : 1 132
Effectifs salariés : 78 096
Principaux secteurs d'activité : industrie laitière
(7 %), industrie de la viande (6 %), travail des métaux (6
%), équipements automobiles (5 %), automobile (5 %).
|
Haute-Normandie
Région à tradition industrielle forte, la Haute-Normandie
possède aujourd'hui une industrie particulièrement
dynamique : elle occupe plus d'un salarié sur quatre. Très
orientée vers la production de biens intermédiaires
et de biens d'équipements, la région dispose d'établissements
importants dans des secteurs d'activité aussi variés
que la pétrochimie, l'énergie, la pharmacie, l'automobile,
le matériel électrique, l'électronique, l'aéronautique,
le spatial, la plasturgie et la filière agroalimentaire.
Exemple : les trois raffineries Total, Exxon et Shell, situées
le long de l'estuaire de la Seine traitent un bon tiers du pétrole
brut importé en France. Autres grands groupes représentés
dans la région : Snecma, EADS, Goodyear, Plastic Omnium,
Renault, Saint-Gobain, Schneider Electric
Relativement dépendante
de l'extérieur (plus de la moitié de ses effectifs
sont rattachés à des entreprises dont le siège
social est en dehors de la Haute- Normandie), l'industrie régionale
mise sur l'innovation technologique pour permettre à ses
entreprises de se positionner dès maintenant sur un certain
nombre de marchés d'avenir. Tel est le sens du pôle
de compétitivité Movéo consacré à
la propulsion automobile dans l'agglomération de Rouen et
du grand projet logistique Port 2000 situé tout au long de
l'estuaire de la Basse-Seine.
Nombre d'établissements : 1 378
Effectifs salariés : 116 381
Principaux secteurs d'activité automobile (10 %), plasturgie
(6 %), chimie organique (6 %), matériel électrique
(4 %), pharmacie (4%).
|
Pays-de-la-Loire
Avec près de 8 % de l'emploi industriel national, les Pays-de-la-Loire
se situent au troisième rang des régions industrielles
françaises, derrière l'Ile-de-France et Rhône-Alpes.
A l'exception de l'industrie agroalimentaire qui a procédé
à de nombreux recrutements au cours des dix dernières
années, la plupart des secteurs d'activité de la région
sont aujourd'hui confrontés à des problèmes
importants de restructurations. C'est le cas pour les entreprises
de la mécanique, de la fonderie, du travail des métaux,
de l'électronique, de l'informatique, du matériel
électrique, du cuir, de la chaussure, du textile et de l'habillement
qui subissent la concurrence des pays à bas salaires. Récemment
implantées dans la région, les entreprises de la plasturgie
et du caoutchouc ont vu leurs effectifs progresser de manière
importante : plus de 21 000 salariés aujourd'hui. La région
possède également un certain nombre de compétences
reconnues qui lui ont permis d'obtenir le label officiel du gouvernement
pour plusieurs des pôles de compétitivité qu'elle
présentait : Végétal spécialisé,
Génie civil Ouest et Biothérapies. Mention spéciale
aux pôles Produits pour les enfants, dans la région
de Cholet, et EMC2 (Ensembles métalliques et composites complexes)
créé à l'initiative des deux entreprises phares
de l'agglomération de Nantes-Saint-Nazaire : Airbus et Chantiers
de l'Atlantique.
Nombre d'établissements : 2 964
Effectifs salariés : 228 871
Principaux secteurs d'activité industrie de la viande (12
%), plasturgie (6 %), industries alimentaires (5%), construction
navale (4 %), équipements automobiles (4 %).
|
Picardie
Grande région de tradition industrielle, la Picardie présente
de nombreux atouts : une situation géographique privilégiée,
un réseau de communication dense, une capacité de
recherche et un niveau d'enseignement supérieur en forte
progression. Malgré la prédominance relative du secteur
de la mécanique (42 % des emplois industriels régionaux),
l'activité industrielle reste assez diversifiée avec
des secteurs forts comme l'agroalimentaire et la plasturgie, des
secteurs en émergence comme les centres d'appel et la logistique,
mais aussi des secteurs en recul comme le textile, la chaudronnerie,
la chimie ou la sous-traitance automobile. A noter que de nombreuses
entreprises picardes font partie de SPL (Systèmes productifs
locaux) qui sont à l'origine de liens interentreprises denses
et contribuent à structurer le tissu industriel. Terre d'accueil
traditionnelle pour les grands groupes, en particulier étrangers,
la région donne aujourd'hui la priorité au développement
des PMI en vue d'améliorer la compétitivité
globale de son tissu industriel.
Nombre d'établissements : 1 494
Effectifs salariés : 121 369
Principaux secteurs d'activité : plasturgie (8 %), industries
alimentaires (7 %), produits métalliques (6%), travail des
métaux (5 %), équipements automobiles (5 %).
|
Poitou-Charentes
Connue surtout pour son activité touristique et son agriculture,
la région Poitou- Charentes possède pourtant un secteur
industriel important. Aux activités traditionnelles de l'agroalimentaire
et des matériaux de construction, sont en effet venus s'ajouter,
à partir des années 1970, construction de bateaux
de plaisance, les équipements mécaniques, l'agroalimentaire
alors que des activités comme le textile, le bois, le papier
et l'électronique rencontrent des difficultés. Avec
deux universités, cinq écoles d'ingénieurs
et deux pôles de compétences, l'un pour les sciences
de l'ingénieur et l'autre pour la biologie marine, la recherche
publique est relativement bien représentée dans la
région. Sept centres des établissements décentralisés
appartenant à des grands groupes comme Schlumberger, Schneider,
Saft ou Valéo. Bien répartie sur le territoire régional,
l'industrie représente maintenant en moyenne 18 % des effectifs
salariés de la région. Elle se compose de secteurs
dynamiques comme la régionaux d'innovation et de transfert
de technologies jouent également un rôle clef dans
la diffusion de l'innovation auprès des entreprises petites
et moyennes de la région.
Nombre d'établissements : 1 299
Effectifs salariés : 81 977
Principaux secteurs d'activité : matériel électrique
(7 %) industrie de la viande (5 %), travail du bois (5%), équipements
automobiles (5 %), meubles (4 %).
|
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Troisième région de France par sa population, Provence-Alpes-Côte
d'Azur ne se situe qu'en sixième position en terme d'emploi
industriel. Après une longue période de restructuration
de ses activités traditionnelles, la région s'est
résolument tournée vers des activités liées
aux nouvelles technologies. Conséquence : l'industrie se
compose majoritairement de petits établissements dont le
siège est implanté dans la région elle-même.
Un tissu industriel dont la richesse s'est traduite par la labellisation,
suite à l'appel d'offres lancé au début de
l'année 2005, de deux pôles de compétitivité
à vocation mondiale et de cinq pôles de dimension régionale.
Aux côtés des nouvelles technologies, les industries
plus traditionnelles ont su évoluer et connaissent aujourd'hui
un véritable renouveau. Raffinage, pétrochimie, pharmacie,
parfumerie, produits d'entretien, métallurgie, mécanique,
industrie agroalimentaire, aéronautique et construction navale
constituent ainsi de véritables fleurons pour une région
qui, suite à la décision commune de l'Union européenne,
des Etats-Unis, de la Chine, de la Corée du Sud, du Japon
et de la Russie, accueillera d'ici à la fin de l'année
2008, le réacteur expérimental Iter sur le site de
Cadarache. Investissement prévu : 4,7 milliards d'euros pour
3 500 emplois en France dont 2 000 en Provence-Alpes-Côte
d'Azur.
Nombre d'établissements : 2 081
Effectifs salariés : 98 119
Principaux secteurs d'activité : industrie agroalimentaire
(8 %), composants électroniques (7 %), aéronautique
(7 %), parachimie (6 %), édition-imprimerie (5 %).
|
Rhône-Alpes
Deuxième région industrielle française après
l'Ile-de-France, Rhône-Alpes est marquée par une tradition
forte dans ce domaine : 22 % de l'emploi régional total et
18 % de l'emploi industriel national. On y trouve en effet de véritables
spécialités sectorielles. C'est le cas de la métallurgie
qui constitue l'un des domaines d'excellence de la région
Rhône-Alpes, de la mécanique, de la chimie, du caoutchouc,
de la plasturgie, de l'industrie agroalimentaire et des composants
électroniques pour lesquels Rhône-Alpes est désormais
passée au premier rang des régions françaises.
Inégalement répartie sur l'ensemble du territoire
en raison du relief, l'activité industrielle est largement
concentrée dans les trois grandes agglomérations,
de Lyon (un tiers du total), Grenoble et Saint-Etienne. A noter
également l'existence de nombreuses zones de moyenne importance
disposant de spécificités quelquefois très
marquées : la vallée de l'Arve, la Maurienne, la région
d'Oyonnax, l'agglomération de Roanne
Riche en entreprises
petites et moyennes, le tissu industriel s'est notablement renforcé
depuis une dizaine d'années avec le développement
de la sous-traitance qui emploie désormais 30 % des effectifs
industriels et la présence d'un nombre relativement important
de grandes entreprises : on en compte 35 qui emploient plus d'un
millier de salariés. Située au premier plan de la
scène énergétique nationale (elle produit 30
% de la puissance nucléaire française), la région
dispose également d'un potentiel remarquable de recherche
et de transfert de technologies avec l'implantation sur son territoire
de très grands organismes nationaux et internationaux de
pointe. Autre atout important : le dynamisme de ses entreprises,
sa position géographique et la diversification de son tissu
industriel font de Rhône- Alpes la seconde région exportatrice
française. Enfin, la région compte deux pôles
de compétitivité mondiaux Minalogic, spécialisé
dans les nanotechnologie et Lyon Biopole orienté vers les
biotechnologies.
Nombre d'établissements : 5 964
Effectifs salariés : 362 981
Principaux secteurs d'activité : travail des métaux
(8 %), plasturgie (7 %), matériel électrique (6 %),
machines d'usage général (4 %), machines d'usage spécifique (4 %).
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Guadeloupe
A l'exception du secteur agroalimentaire dominé par la filière
de la canne à sucre, la Guadeloupe ne dispose pas d'une tradition
industrielle forte. Mais depuis une trentaine d'années, des
entreprises visant à approvisionner le marché guadeloupéen
par des productions locales plutôt que par des produits importés
(ce que l'on appelle l'import-substitution) se sont créées.
Ainsi la fabrication de denrées périssables, comme
les yaourts, les jus de fruits et les plats cuisinés, a beaucoup
progressé. Des entreprises spécialisées dans
les matériaux de construction et l'équipement de la
maison se sont également installées. L'industrie est
essentiellement implantée dans l'agglomération de
Pointe-à-Pitre, et plus spécialement sur la zone industrielle
de Jarry, à proximité du port et de l'aéroport.
Nombre d'établissements : 202
Effectifs salariés : 4 701
Principaux secteurs d'activité : biens intermédiaires
(31 %), industries agroalimentaires (27 %), biens d'équipement
(21 %), biens de consommation (17 %).
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Martinique
Sauf tout ce qui concerne l'ensemble de la production sucrière,
l'activité industrielle est relativement récente en
Martinique. Lancée au début de la décennie
1970 avec la création d'entreprises spécialisées
dans le secteur agroalimentaire, elle s'est progressivement diversifiée
pour fabriquer sur place des produits jusqu'alors importés
de métropole ou de pays membres de l'Union européenne.
C'est ainsi que nombre d'entreprises produisant des biens d'équipement,
mécaniques notamment se sont créées dans le
département. Aujourd'hui l'industrie agroalimentaire n'emploie
plus qu'un tiers des effectifs salariés de l'industrie et
plusieurs entreprises martiniquaises commencent à prendre
position sur les marchés caribéens voisins.
Nombre d'établissements : 181
Effectifs salariés : 4 894 Principaux secteurs d'activité
: industries agroalimentaires (32 %), biens intermédiaires
(25 %), biens de consommation (17 %), biens d'équipement
(15 %).
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Guyane
Malgré le développement de la zone proche du centre
spatial de Kourou où plusieurs entreprises se consacrent
aux travaux d'assemblage et de préparation des lanceurs,
l'activité industrielle reste modeste dans le département
de la Guyane : 7 % des effectifs salariés et 13 % de la valeur
ajoutée au total. Premier secteur représenté
: l'industrie agroalimentaire qui vise à valoriser les productions
locales comme le riz, la canne à sucre ou les produits de
la pêche. On trouve également des entreprises liées
à la filière bois et à la production de matériaux
de construction. A noter également un regain important de
l'activité minière aurifère au cours des dernières
années.
Nombre d'établissements : 69
Effectifs salariés : 1 574
Principaux secteurs d'activité : biens intermédiaires
(65 %), industries agroalimentaires (11 %), biens d'équipement
(10 %), biens de consommation (5 %).
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La Réunion
Grâce à une démographie dynamique et aux mesures
exceptionnelles de défiscalisation mises en place il y a
quelques années, l'île de la Réunion connaît
une croissance économique soutenue. Et l'activité
industrielle est jeune : la moitié des PMI réunionnaises
ont été créées il y a moins de dix ans.
On distingue trois types d'entreprises : les sociétés
sucrières, assises historiques du développement local,
qui ne sont plus que deux aujourd'hui, les entreprises créées
sur la base du marché de l'import-substitution, dans les
domaines de l'industrie, l'agroalimentaire et de l'emballage notamment,
ainsi que les entreprises dont l'activité est liée
à la construction et aux travaux publics. Compte tenu de
l'étroitesse du marché local (700 000 habitants),
l'industrie réunionnaise est aujourd'hui bien décidée,
malgré l'éloignement géographique de l'île,
à relever le défi de l'exportation pour poursuivre
son développement.
Nombre d'établissements : 380
Effectifs salariés : 8 903
Principaux secteurs d'activité : travail des métaux
(16 %), édition-imprimerie (12 %), matériaux de construction
(11 %), industrie des boissons (9%), industrie de la viande (6 %). |
Retrouver le SESSI :
Source : n° 115 juin - juillet 2006
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