Les Technologies de l'information et de la communication
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Domaine d'activité particulièrement
diversifié, les technologies de l'information et de la
communication devraient contribuer longtemps encore à
l'amélioration de notre vie quotidienne.
Le secteur des
TIC devrait jouer un rôle de premier plan en faveur de
la compétitivité de l'économie française
au cours des prochaines années. Rien d'étonnant
à cela : après plus d'un demi-siècle de
développement rapide et continu, il représente
aujourd'hui en France, comme dans la plupart des pays occidentaux,
environ 6 % de notre produit intérieur brut. Et la
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quasi-totalité des experts estime que cette activité
particulièrement diversifiée, qui regroupe des
branches aussi variées que l'électronique grand
public, le matériel informatique, les équipements
de télécommunication, l'édition de logiciels
avec tous les services associés, devrait connaître
pendant longtemps encore des taux de croissance supérieurs
à ceux de l'économie en général
: 6 % par exemple l'an dernier contre 1,4 %. Pourquoi un tel
optimisme ? Tout simplement parce que les efforts de recherche
consentis dans ce domaine sont considérables (environ
20 % des dépenses de R&D des entreprises françaises)
et que les investissements y sont à la fois nombreux
et importants. En effet, si les industriels restent les plus
gros consommateurs de nouvelles technologies, chacun a pu en
observer la diffusion rapide chez les particuliers au cours
des dernières années.
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A l'ère de la convergence numérique,
ces technologies sont portées par les grandes demandes en
matière d'applications à destination de l'utilisateur
final : connexion à haut débit, intégration
de fonctions intelligentes dans le quotidien, traitement et stockage
des données, sécurité
Avec plusieurs
tendances lourdes, parmi lesquelles la miniaturisation extrême
(dans cinq ans, on saura faire tenir un PC entier sur une seule
puce), l'optimisation des investissements logiciels, l'autonomie
des systèmes informatiques ou encore l'interactivité
des moyens audiovisuels, créant une réalité
virtuelle qui permettra au spectateur d'être au coeur de l'action.
Autant de perspectives qui ont conduit à distinguer dix-sept
technologies regroupées en cinq grandes catégories
à explorer au cours des prochaines années : les technologies
de base pour la fabrication de plus en plus miniaturisée
des équipements et des systèmes communicants, les
technologies permettant le développement de nouvelles applications
à base de logiciels, les technologies destinées à
favoriser le transport et la distribution des données numérisées,
les technologies permettant la capture et la diffusion des contenus
(la notion relativement récente d'interopérabilité)
et, enfin, les technologies destinées à accroître
la coopération entre les hommes et les machines. Autant de
travaux de recherche sur lesquels plusieurs plateformes européennes
sont déjà largement engagées (Medea+, Eurimus2,
Pidea +, Celtic, Itea
) et qui devraient déboucher sur
des applications susceptibles sans aucun doute d'améliorer
notablement la vie quotidienne de nos concitoyens mais aussi de
contribuer largement à la hausse de la productivité
dans notre pays. La plupart des économistes estiment en effet
qu'au cours des dix dernières années, le développement
des technologies a contribué, de manière directe et
indirecte (car les TIC sont dites diffusantes), à l'amélioration
de la croissance de la productivité en Europe à hauteur
de 40 %.
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Modélisation, simulation, calcul
Apparue au début des années 1960, la technologie de la
simulation numérique a fait depuis lors des progrès gigantesques.
On arrive ainsi à simuler dans des temps toujours plus courts
des phénomènes toujours plus complexes. Exemple
: le calcul d'aéroélasticité d'un avion
complet est désormais possible et s'effectue avec des
niveaux de performance atteignant plusieurs milliards d'opérations
par seconde. " Technologie éminemment transversale,
souligne Jacques Duysens, directeur de la division Energie
et industrie de la société de services CS, la
simulation haute performance peut intervenir dans de multiples
domaines d'application : l'industrie manufacturière,
les sciences du vivant, la météorologie ou encore
l'environnement. Ce qui fait dire aux Américains qu'elle
est LA technologie clé. " Elle peut en effet aussi bien servir
à maintenir à niveau un arsenal nucléaire en l'absence de tout essai
atomique réel qu'à étudier des accidents automobiles sans détruire
de véhicules ou à connaître artificiellement les conséquences du
vieillissement d'un produit industriel… Une technologie qui est
appelée à connaître de nouveaux développements en France avec
le projet IOLS (Infrastructures et outils logiciels pour la simulation)
porté actuellement par le pôle de compétitivité Systém@tic Paris Région.
Il réunit 24 partenaires dont 12 groupes industriels, neuf laboratoires et trois PME.
Démarrage des travaux avant la fin de l'année.
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Concurrence internationale et préservation de
l'environnement. Pour répondre à ces deux défis, les industriels
du secteur Matériaux-chimie sont engagés dans une course à l'innovation.
Papier, bois, caoutchouc, matières plastiques,
produits métalliques
Particulièrement hétérogène
tant sur le plan des produits fabriqués que des processus
de production mis en oeuvre, le secteur Matériauxchimie représente
dans notre pays un volume d'activité important. L'éventail
est large : des matériaux de construction lourds et peu coûteux,
destinés prioritairement aux marchés nationaux, aux
métaux rares dont les prix élevés sont fixés
par la loi de l'offre et de la demande mondiale. Avec un chiffre
d'affaires de plus de 200 milliards d'euros l'an dernier, il reste
traditionnellement un fournisseur de matière première
de l'ensemble des autres branches industrielles du pays. Ses deux
défis majeurs aujourd'hui : la préservation des ressources
naturelles (avec le problème du recyclage des produits transformés
et plus largement celui du développement durable) ainsi que
l'accroissement de la concurrence internationale.
Telle est la raison pour laquelle les industriels
concernés travaillent beaucoup actuellement à l'élaboration de matériaux
sans cesse plus performants tant sur le plan de la légèreté que
de la transparence, la corrosion, la résistance au feu ou la conduction
électrique… mais aussi sur celui du toucher, de la couleur ou de
l'aspect extérieur. Explication : la démarche stratégique de nombre
d'entreprises consiste désormais à vendre non plus un simple produit
mais une réelle « qualité d'usage ». Cette
évolution devrait déboucher à terme sur une spécialisation extrême
des produits qui seraient ainsi destinés principalement à de véritables
marchés de niches. Outre la mise au point des nouveaux produits,
c'est toute la chaîne de fabrication qui devra alors être revue.
Le choix définitif d'un matériau résultant d'un véritable compromis
entre le coût de production, les performances recherchées, les autres
fonctionnalités éventuelles et une certaine aptitude à la mise en
oeuvre.
Second aspect : l'ensemble des problèmes liés
à la préservation de l'environnement ou à la
mise en oeuvre d'une véritable politique de développement
durable. Concernant l'énergie, l'eau, les déchets
ou les émissions de gaz à effet de serre, ils varient
sensiblement d'une branche d'activité à une autre.
Dans l'industrie de la première transformation des métaux,
il s'agit surtout de réduire les besoins en énergie
nécessaires à la fabrication des produits. L'industrie
papetière est, quant à elle, fortement consommatrice
d'eau alors que, dans l'industrie chimique, les enjeux concernent
essentiellement l'impact environnemental et sanitaire aussi bien
des produits que des procédés de fabrication. Bref,
deux grandes catégories de contraintes qui font que le cahier
des charges du secteur Matériaux-chimie a tendance à
s'alourdir d'année en année et que les industriels
concernés se trouvent engagés dans une course à
l'innovation quasi-permanente.
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Fonctionnalisation des matériaux
Le constat a de
quoi surprendre : l'air de nos logements est souvent plus
dangereux pour la santé que l'air extérieur.
Explication : les nouvelles technologies de la construction
qui, en assurant une isolation trop parfaite, favorisent
la concentration de certains éléments contaminants.
La solution ? Une technologie développée
par le papetier Ahlstrom en partenariat avec l'Ademe,
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| le CNRS,
l' Ecole de chimie de Rennes et l'Ecole centrale
de Lyon et qui pourrait remplacer à terme les purificateurs
à l'ozone et les filtres à charbon actif.
" Reposant sur l'utilisation combinée des
rayons ultra-violets et de la photocatalyse, précise
Joseph Dussaud, directeur de la R&D chez Ahlstrom,
elle permet de se débarrasser des odeurs, des champignons,
des bactéries et des virus présents dans
les atmosphères confinées. ". Leader
mondial des papiers spéciaux, la société
a capitalisé une expérience de dix ans avant
de mettre au point et de commercialiser ce nouveau matériau.
Le produit intéresse les hôpitaux mais aussi
les sociétés liées à l'élevage,
l'agriculture, l'environnement ou encore les sociétés
vinicoles. Ne dégageant aucune émission
polluante, il utilise la lumière ambiante et suscite
de ce fait également l'intérêt des
constructeurs automobiles. |
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Améliorer l'efficacité énergétique de l'ensemble du parc immobilier français :
tel est le défi que le secteur de la construction est bien décidé à relever au cours des
prochaines années.
Avec l'ensemble des services immobiliers associés, le secteur du bâtiment reste l'un des plus grands pourvoyeurs d'emplois en Europe : 12 millions de salariés actuellement dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Un domaine également important pour la France qui y occupe le troisième rang, derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne, tant en termes d'emploi que de valeur ajoutée. Autre donnée essentielle : la France est le pays européen qui compte le plus grand nombre d'entreprises de dimension internationale dans le secteur de la construction. Comment maintenir une telle position sur un marché qui tend aujourd'hui à s'européaniser avec les dernières directives communautaires concernant les normes des matériaux et l'attribution des marchés publics ? En augmentant le caractère durable de tous les bâtiments. Une approche qui conduit à réaliser des avancées significatives sur chacune des étapes de la filière, depuis la mise en chantier jusqu'à la démolition éventuelle des constructions. Ce qui est déjà le cas avec la démarche HQE (Haute qualité environnementale) qui implique une prise en compte des impacts environnementaux tout au long de la vie du bâtiment : la conception, la construction, la gestion, l'utilisation et la démolition.
Autant de considérations qui ont conduit à répertorier cinq technologies clés susceptibles de répondre aux trois grandes tendances marquant l'évolution du secteur de la construction depuis quelques années déjà. Elles concernent tout d'abord les matériaux pour lesquels on réclame des produits plus performants sur le plan environnemental, c'est-à-dire des produits élaborés à partir de produits recyclés ou issus de la biomasse. Autre exigence : des matériaux à haute valeur ajoutée possédant des fonctionnalités nouvelles. Exemples : les matériaux autonettoyants ou les matériaux capables de stocker et de restituer la chaleur.
Deuxième domaine d'évolution importante : le processus de construction lui-même où de nombreuses innovations devraient apparaître au cours des années à venir. Elles concerneront des outils d'aide à la conception et à la planification permettant de déboucher sur une véritable " industrialisation " du secteur. On pense par exemple à la mise en oeuvre hors chantier de modules préfabriqués qui pourraient ensuite être assemblés sur le terrain. Il s'agit non seulement d'améliorer l'efficacité du processus de construction mais aussi de mieux intégrer les souhaits du client. Car, troisième tendance importante, la demande évolue : les exigences aussi bien en termes de confort que de santé ne cessent d'augmenter. Principaux domaines concernés : l'eau, l'air et la température. En effet, si la prise en compte des problèmes énergétiques a déjà engendré des progrès considérables en matière d'isolation, c'est désormais l'enveloppe toute entière du bâtiment qui est appelée à évoluer. On parle beaucoup à cet égard des bâtiments à énergie positive qui pourraient produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment grâce à la mise en oeuvre de matériaux nouveaux et de systèmes d'énergie renouvelable tels que les panneaux photovoltaïques, les capteurs solaires ou encore les sondes géothermiques.
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Systèmes d'enveloppe
de bâtiment
Eclairage, isolation thermique, protection acoustique, ventilation, sécurité, esthétique… "L'enveloppe" d'un bâtiment désigne l'ensemble des fonctions susceptibles de jouer un rôle clé dans le niveau de ses besoins énergétiques. Elle est en quelque sorte, l'interface du bâtiment avec son environnement extérieur. Un enjeu d'autant plus important que l'habitat représente actuellement le premier poste de notre consommation énergétique totale : 40 % contre 32 % pour les transports et 28 % pour l'industrie. " Si les maisons étaient correctement isolées, affirme Didier Roux, directeur R&D du groupe Saint-Gobain, la part de l'habitat dans la facture énergétique de la France pourrait tomber à 7 % ! ". Pour y parvenir, la firme
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Saint-Gobain
dépense chaque année environ 150 millions d'euros en R&D. Premier matériau étudié : le verre pour lequel
il est indispensable de trouver de nouveaux moyens de réduire les déperditions de chaleur.
Le groupe travaille également sur la laine de verre ainsi que sur de nouveaux produits isolants plus minces
et tout aussi efficaces. Autre axe de recherche : les mortiers destinés à la rénovation des façades et
les éclairages dits électro-luminescents qui permettraient de réaliser des murs ou des vitrages éclairants
particulièrement économes en énergie. Les perspectives de marché sont d'autant plus attractives qu'aujourd'hui
moins de la moitié du parc immobilier français ancien (les logements construits avant 1975) a fait l'objet
d'une véritable réhabilitation.
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Grâce à des investissements de recherche importants, le secteur Energie-environnement entend conserver les positions internationales de premier plan qu'il occupe aujourd'hui.
Production et distribution énergétique,
fourniture et traitement de l'eau, gestion des déchets
Pour la France, l'activité Energieenvironnement constitue
sans aucun doute un domaine d'excellence. Avec des entreprises comme
Alstom, Areva, EDF, Total, Gaz de France, Suez ou Veolia, elle occupe
en effet des positions de tout premier plan dans le monde. Comment
les préserver face aux problèmes nouveaux auxquels
cette industrie se trouve aujourd'hui confrontée ? On pense
aussi bien à l'accès aux ressources en énergie
ou en eau qu'à leur exploitation à long terme. Sans
oublier l'impact de leur utilisation sur l'environnement et sur
la santé.
Autant de problèmes d'ordre général qui se
doublent de contraintes liées à l'évolution
propre de chacune des branches d'activité concernées.
Dans l'énergie, il faut assurer des prix compétitifs,
garantir la sécurité d'approvisionnement et contribuer
à l'indépendance énergétique du pays.
Dans le domaine de l'eau, il faut parvenir partout à des
niveaux de qualité acceptables aussi bien pour l'environnement
que pour la santé des personnes. Enfin, en matière
de déchets, il faut faire face à l'accroissement des
quantités produites.
Bref, une série de problèmes qui, au-delà
de l'action pédagogique indispensable pour convaincre nos
concitoyens de modifier leurs comportements, en matière de
consommation énergétique notamment, et pour les sensibiliser
aux risques sanitaires, devraient générer un volume
important de dépenses de recherche. A cet égard, deux
tendances communes à l'ensemble de l'activité Energie-environnement
apparaissent : l'importance croissante de la métrologie environnementale
avec la multiplication des capteurs susceptibles d'analyser différents
milieux et le recours à des applications nouvelles dérivées
des biotechnologies. On peut citer la valorisation de la biomasse,
le traitement des déchets fermentiscibles ou des effluents
industriels.
Les pistes de recherche commencent à être connues
du grand public. Chacun sait désormais que l'énergie
constituera l'un des enjeux majeurs de notre siècle. Alors
que les réserves en hydrocarbures iront en diminuant, la
demande mondiale ne cessera de croître : + 60 % pour les trente
prochaines années estiment la plupart des spécialistes.
D'où le pari des énergies renouvelables que la France
entend promouvoir à l'avenir. Un mix énergétique
combinant énergie nucléaire, combustibles fossiles
et sources d'énergies renouvelables semble en effet indispensable
en attendant la fusion nucléaire dont l'exploitation industrielle
ne peut guère être envisagée avant le milieu
du siècle.
D'autres technologies sont également en train de voir le
jour. Elles concernent par exemple la purification et le recyclage
des eaux usées ainsi que le modes de collecte ou de tri des
déchets industriels ou ménagers.
Carburants de synthèse issus de
la biomasse
Mis au point à la fin des années 1970
au lendemain des deux grandes crises pétrolières,
les biocarburants sont produits à partir des matières
premières végétales. On distingue ainsi
l'éthanol et l'ETBE issus de plantes sucrières
ou de céréales et destinés aux moteurs
à essence d'une part et les esters méthyliques
d'huiles végétales destinés aux moteurs
diesel d'autre part. " La difficulté technique de
l'usage de ces huiles, explique Yvon Le Hénaff, directeur
général d'ARD, un laboratoire de recherche privé
spécialisé dans le raffinage de produits issus
de la biomasse, porte sur leur compatibilité avec les
moteurs actuels : il y a en effet un risque important de dégradation
de la combustion, d'émission de particules polluantes
et de formation de dépôts qui encrassent les moteurs.
" Au-delà d'un certain seuil, l'utilisation des
biocarburants n'est donc possible que sur des véhicules
spécialement adaptés. De plus, des développements
techniques visant à améliorer les rendements de
conversion de la biomasse sont actuellement à l'étude.
Reste également à étudier les problèmes
de coût : pour l'instant, en effet, les biocarburants
ne sont pas compétitifs par rapport aux carburants issus
du pétrole. L'an dernier, c'est moins de 500 000 tonnes
de biocarburants qui ont été consommés
en France et le gouvernement s'est fixé, pour 2007, un
niveau de production de l'ordre de 1,3 million de tonnes. |
Technologies du vivant, de la santé et de l' agroalimentaire |
L'avenir des technologies du vivant réside
dans l'amélioration de l'efficacité des médicaments
et dans l'équilibre nutritionnel des consommateurs.

Se nourrir, se soigner, s' habiller, etc.
Les produits qui répondent à nos besoins quotidiens atteignent
un
chiffre d'affaires de l'ordre de280 milliards d'euros. |
Agriculture, industrie
agroalimentaire, pharmacie, produits de toilette, détergents,
textile, habillement, cuir, chaussures
ces technologies
du vivant, de la santé et de l'agroalimentaire regroupent
l'ensemble des secteurs industriels (avec les services qui leur
sont liés) dont la fonction essentielle est de répondre
à nos besoins quotidien. Une " famille " de
produits particulièrement importante pour l'économie
française. Avec un chiffre d'affaires global de l'ordre
de 280 milliards d'euros elle participe grâce à
des marques comme Danone, L'Oréal ou Sanofi-Aventis à
l'équilibre de la balance commerciale de notre pays,
Nombre total de salariés en France : 1,6 million environ. |
Un vaste domaine donc où les préoccupations
relatives à la qualité des produits et à la
santé des consommateurs ont pris au cours des dernières
années une importance croissante. On se souvient des problèmes
liés à la listéria, à la vache folle
ou au poulet contaminé par la dioxine. Telle est la raison
pour laquelle l'essentiel des technologies clés retenues
(dix sur un total de douze) intéresse la recherche médicale
de pointe. On y trouve en effet des termes aussi savants que Transgénèse,
Protéomique, Thérapie génique, Vectorisation
ou Vaccins recombinants et qui évoque largement le domaine
des biotechnologies. Une discipline en plein développement
pour laquelle les chercheurs français bénéficient
d'une réputation internationale de premier plan. " D'une
manière générale, peut-on lire dans Technologies
clés 2010, la pharmacie est en train de passer de l'influence
de la chimie à celle de la biologie. " Depuis le début
de la décennie 2000, le chiffre d'affaires des biomédicaments
a été multiplié par trois et on estime aujourd'hui
que 40 % des nouvelles molécules mises sur le marché
sont d'origine biologique. Autre donnée importante : 80 %
des biomédicaments commercialisés l'an dernier étaient
destinés à traiter des pathologies lourdes et à
fort besoin non satisfait, les maladies cardiovasculaires ou neurovégétatives
notamment. A noter également l'émergence dans la recherche
médicale d'une véritable pluridisciplinarité
qui devrait permettre de raccourcir sensiblement la durée
de mise au point des médicaments. Autant de technologies
qui commencent à se diffuser dans les secteurs de la parfumerie
(la vectorisation, par exemple, qui permet d'augmenter l'efficacité
et l'innocuité des produits) et du textile où les
matériaux techniques et fonctionnels apportent une rupture
technologique indispensable pour pénétrer certains
marchés très spécialisés.
Enfin, deux technologies clés sont aujourd'hui
au coeur des préoccupations des nombreux industriels du secteur
de l'agroalimentaire : l'alimentation pour le bien être et
la santé et le contrôle des allergies alimentaires.
Contrôler les allergies alimentaires
Plus de 150 millions de personnes aux Etats-Unis et en Europe
: les allergies alimentaires constituent aujourd'hui un véritable
problème de santé publique. En France, on estime
à plus de 3 %, le nombre de personnes touchées
(8 % même chez les enfants). Autre chiffre inquiétant
: le nombre des pathologies de forme sévère aurait
quintuplé depuis le début des années 1980.
L'explication du phénomène ? Sans doute l'évolution
de nos habitudes alimentaires mais aussi certaines interactions
dues à l'introduction d'additifs dans les produits alimentaires.
D'où la recherche de nouveaux médicaments "
anti-allergie ". Un domaine dans lequel la France dispose
aujourd'hui d'une certaine avance. On peut citer le cas de la
société DBV Technologies, une jeune entreprise
fondée par deux pédiatres gastro-entérologues
et un ingénieur qui connaît, quatre ans seulement
après sa création, un réel succès
grâce au patch de diagnostic des allergies aux protéines
du lait de vache qu'elle a mis au point. Utilisée à
l'origine pour les nourrissons, la technologie du E patch basée
sur l'électrostatique devrait permettre bientôt
de diagnostiquer de nouveaux types d'allergies et contribuer
à soigner certaines d'entre elles. " Cette technologie
est non invasive, indolore et elle permet d'utiliser des molécules
réactives à la température ambiante ",
explique Jorge Ronco, directeur R&D de DVB. |
L' industrie du transport doit s'adapter à
de nouveaux impératifs : réduire les consommations
énergétiques et les émissions de gaz à
effet de serre.
Automobile, ferroviaire, naval ou aéronautique
Comme ses voisins européens, l' Allemagne et le Royaume-Uni
notamment, la France dispose historiquement d' une industrie des
moyens de transport particulièrement performante. Dans le
domaine automobile, par exemple, les constructeurs ont réalisé
un chiffre d' affaires global largement supérieur à
100 milliards d'euros pour une production de l'ordre de 6 millions
de véhicules (9 % environ de la production mondiale). On
connaît également la vitalité de notre industrie
ferroviaire et de notre industrie aéronautique pour lesquelles
deux pôles de compétitivité à dimension
mondiale ont été labellisés dans le Nord et
dans le Sud-Ouest de la France.
Mais l' industrie des transports est aujourd'hui confrontée
à plusieurs obstacles majeurs. Avec la hausse du prix des
produits pétroliers et les contraintes environnementales
relatives aux émissions de gaz à effet de serre, il
s'agit de réduire notablement la consommation énergétique
globale de l'ensemble du secteur. A cette fin, 16 technologies clés
distinctes ont été retenues. Outre celles qui visent
à l'amélioration des infrastructures de transport
sur le territoire national, elles s'ordonnent autour de deux axes
principaux : la motorisation d'une part et l'habitacle d'autre part.
En matière de motorisation, l' utilisation du pétrole
et du gaz devrait rester prépondérante quelque temps
encore. Elle pourra toutefois être complétée
progressivement par des carburants de synthèse ou des combustibles
issus de la biomasse, en attendant la pile à combustible
envisageable uniquement comme une solution à long terme.
Autre idée : le moteur hybride qui couplerait un moteur thermique
et un moteur électrique. En ce qui concerne l'habitacle,
les travaux de recherche porteront sur la mise en oeuvre de matériaux
nouveaux susceptibles d' alléger le poids des véhicules,
le remplacement des fonctions mécaniques par des fonctions
électroniques, la réduction du bruit et l'aérodynamisme
des formes.
Enfin, autre thème de réflexion pour le long terme
: la place de l' homme dans les systèmes de transport intelligent.
Comment décongestionner l'accès au centre des villes
? Comment améliorer les transports urbains collectifs ? Comment
mettre en place une véritable intermodalité des systèmes
de transport ? Autant de débats qui sont lancés mais
pour lesquels aucune rupture technologique majeure ne peut être
attendue avant l'horizon 2010.

Renault |
Moteurs à pistons
Invention
du début du XIXe siècle, le moteur à pistons
a encore de beaux jours devant lui. Même s'il doit faire
face aujourd'hui, à une série de défis
redoutables : diminuer sa consommation énergétique
et réduire ses émissions de gaz à effet
de serre tout en augmentant son rendement. On estime pourtant
que les moteurs Diesel ou à essence des prochaines années
pourraient consommer de 25 % à 30 % de moins que les
moteurs actuels.
« Pour le moteur Diesel par exemple, explique Alain
Le Douaron, chef du département Systèmes
énergétiques à la direction R&D
de Renault, on attend beaucoup de la combustion HCCI (Homogeneous
charge compression ignition), fonctionnant à basse
température et limitant les émissions de
particules, ainsi que des nouveaux systèmes d'injection.»
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| Dans le même
temps, des programmes de recherche sont consacrés à
la mise au point de technologies dites de posttraitement des
rejets telles que les filtres à particules et les systèmes
de catalyse dédiés aux oxydes d'azote. En ce qui
concerne les moteurs à essence, la technologie envisagée
est celle de l'injection directe. Elle repose sur des concepts
et des systèmes, comme la combustion par auto-inflammation
ou la distribution électronique variable, mais qui ne
devraient pas être exploitables avant une dizaine d'années.
Une course de longue haleine donc pour un marché important
qui représente actuellement, chaque année, quelque
60 millions d'unités vendues dans le monde pour un parc
de véhicules particuliers dix fois plus important.
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Distribution - consommation |
Après la grande distribution, les secteurs
financier et de service aux entreprises bénéficieront
des technologies permettant l'authentification et la traçabilité
des produits.
Regroupant l'ensemble de ce qu'il est convenu d'appeler
les fonctions supports de l'activité économique, le
secteur distribution- consommation couvre des secteurs aussi variés
que la banque, l'assurance, les services financiers, les sociétés-conseil,
l'ingénierie, l'architecture, la sécurité,
les entreprises spécialisées dansl'aide aux entreprises
et bien entendu l'ensemble du commerce de gros et de détail.
Un vaste secteur qui a été largement marqué,
au cours de ces dernières années, par des mouvements
de concentration relativement importants. Autre point commun à
chacune de toutes ses composantes : elles doivent établir
avec leurs clients des relations de confiance empreintes à
la fois de sécurité et de confidentialité.
D'où l'importance des travaux de recherche consacrés
tant à la traçabilité des transactions ou des
produits qu'aux techniques d'authentification des personnes ou des
biens.
C' est ainsi que, dans les banques et dans les assurances, on travaille
beaucoup à l'amélioration de la gestion des systèmes
de sécurité. Solutions envisagées : la multiplication
des sites de sauvegarde, le développement du cryptage des
transactions électroniques ou la reconnaissance des caractéristiques
génétiques des individus. Dans l'ensemble des activités
de conseil aux entreprises, l'évolution des économies
occidentales vers des " économies de la connaissance
" conduit les spécialistes à mettre au point
des outils informatiques de recherche intelligente, la mise en réseau
de bases de données de première importance et la gestion
de systèmes complexes. Autres domaines techniques en plein
bouleversement : les systèmes de contrôle d'accès,
d'alarme, de détection et de télésurveillance.
Dans toutes ces activités liées à la sécurité,
les techniques d'identification et d'authentification, par les cartes
à puces et la biométrie font l'objet de recherches
approfondies.
En matière de commerce de gros et de détail, les
enjeux concernent avant tout les problèmes liés à
l'acheminement des produits vers leurs points de vente. Ils portent
donc sur l'efficacité de la logistique ainsi que sur l'authentification
et la traçabilité des produits. Des technologies comme
celle des puces RFID (elles fonctionnent par l'intermédiaire
d'un système de radiofréquence) sont déjà
au point : une simple étiquette se transforme en une puce
associée à une antenne qui permet de reconnaître
des objets à distance. D'autres technologies pourraient permettre
une traçabilité encore plus grande des produits périssables
: en cas de rupture dans la chaîne du froid, des lecteurs
RFID donneraient immédiatement l'alarme. Evidemment, la technologie
RFID ne va pas remplacer immédiatement les 500 milliards
de codes-barres aujourd'hui en circulation. Mais elle semble bien
être la voie de l'avenir
Technologies d'authentification
Phénomène inquiétant : la contrefaçon touche aujourd'hui environ 10 % du commerce mondial. Et elle
ne s'attaque plus seulement aux marchés du luxe : elle devient capable de reproduire des produits
techniques relativement complexes. Comment alors distinguer le faux du vrai ? Deux grandes méthodes
d'authentification des produits sont disponibles sur le marché. Soit les techniques d'analyse
permettant de connaître les qualités intrinsèques d'un objet : techniques isotopiques, biologie
moléculaire, cristallographie, fluorescence… Des techniques traditionnelles certes mais qui ne
cessent d'évoluer. Soit les techniques biométriques ciblées sur les caractéristiques
intrinsèques d'un individu : les empreintes digitales mais aussi l'iris ou la rétine. Un domaine
dans lequel la France est bien placée tant au niveau académique, avec l'Inra de Clermont-Ferrand,
qu'au niveau industriel avec des entreprises comme Ecocert, leader européen du contrôle et de la
certification des produits issus de l'agriculture biologique, ou comme Eurofins, leader mondial
des analyses biologiques pour l'authentification. Autre exemple : celui du laboratoire de recherche
Novatec, spécialisé dans les composants électroniques. Cette entreprise a eu l'idée d'un procédé
d'identification nommé Prooftag (une pastille de résine translucide très résistante dans laquelle
des bulles d'air se laissent emprisonner lors de son durcissement) qui permet de garantir en un
temps record l'origine, l'authenticité et l'intégrité d'un produit. " Le tout pour un coût équivalent
à celui d'une carte à puce ", précise Franck Bourrières, son directeur général, qui affirme être en
mesure de transférer son procédé d'identification aux cartes bancaires. Selon lui, la Chine et les
Etats-Unis seraient même prêts à industrialiser ce procédé.
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Technologies et méthodes de production |
Comment moderniser son outil de production et
améliorer ses méthodes de travail ? Des techniques
permettent de s'adapter aux exigences des consommateurs actuels.
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Equipements industriels d'une part
et méthodes de production d'autre part : tout ce qu'il est convenu
d'appeler la productique constitue l'un des enjeux majeurs de
l'industrie française face à la concurrence des pays à bas salaires.
" Les atouts de l'industrie française, peut-on lire dans l'ouvrage
Technologies clés 2010, résident d'une part dans les méthodes
et les outils permettant l'augmentation constante de la productivité
et d'autre part dans les capacités d'innovation et de production
à haute valeur ajoutée. " Une affirmation importante dans une
période où la plupart des industriels français semblent décidés
à procéder à une relance de leurs investissements. |
Pour eux, il s'agit en effet de répondre aux
exigences des consommateurs. Tout d'abord, pouvoir accéder
au rythme soutenu de l'innovation et suivre la réduction
des délais nécessaires à la mise sur le marché
d'un produit. Ensuite, les préoccupations environnementales
poussent à l'amélioration de la qualité des
produits et à la diminution des pollutions liées à
la mise en oeuvre des processus de production. Enfin, l'utilisation
des " systèmes complexes " rend nécessaire
la mise au point de méthodes de travail permettant de garantir
la fiabilité et la sûreté de fonctionnement
des installations.
Bref, autant de phénomènes qui devraient conduire
les industriels à envisager une modernisation significative
de leur outil de production et de leurs méthodes de travail
au cours des années à venir. Sur quelles bases ? Les
experts du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
ont répertorié à cet égard 10 technologies
clés. Au-delà des différents aspects techniques
qui concernent aussi bien les outils de conception des produits
que les machines et les équipements de production, elles
s'ordonnent autour de deux idées essentielles. Premièrement,
la production industrielle d'un objet ne repose plus aujourd'hui
sur une seule entreprise mais sur un groupement d'entreprises de
toute tailles plus ou moins liées entre elles. Une manière
de souligner l'importance croissante de la sous-traitance, de la
co-traitance voire même du concept " d'entreprise étendue
" dans l'économie moderne. Cette évolution ne
peut déboucher, à terme, que sur une modification
importante de la relation client-fournisseur et sur un changement
significatif des méthodes de travail.
Seconde idée : la compétitivité
des entreprises en France, comme dans les autres pays développés,
passe désormais par une maîtrise complète des
coûts de conception et de fabrication des produits. Ce qui
entraîne plusieurs conséquences pratiques. Elles concernent
la nécessité pour les entreprises de disposer d'un
outil de production extrêmement flexible et de mutualiser
certains moyens avec leurs fournisseurs voire même avec leurs
concurrents.
Méthodes et outils de co-conception
Tendance de plus en plus forte de l' industrie française
: la production industrielle d' un objet fait intervenir un nombre
quelquefois important d'entreprises. Conséquence : la
conception d'un (ou de plusieurs éléments) d' un
produit se trouve confiée à un fournisseur situé
en amont sur des spécifications transmises par le donneur
d' ordre. Il est alors indispensable pour l' ensemble des partenaires
concernés de constituer ensemble une véritable
communauté de méthode et de calendrier. "
Dans la plupart des secteurs concernés, indique Pierre
Devalan, du Cetim (Centre technique des industries mécaniques),
les sous-traitants de rang 1 se sont parfaitement adaptés
au nouveau système. Mais il n' en va pas toujours de même
pour les sous-traitants de rang 2 qui ne disposent pas toujours
d'outils de travail adaptés. ". D' où l'idée
du programme Acamas, lancé l' an dernier par le Cetim,
pour sensibiliser un millier de PME du secteur de la mécanique
à l' utilisation des nouvelles technologies de l' information
et de la communication. Les entreprises intéressées
bénéficient d' un diagnostic gratuit de leur système
d'information. Elles ont également la possibilité
d' assister à des séminaires d'information et d' être
accompagnées dans la mise en place de nouveaux outils.
Autre volet de l'action du Cetim qui s'inscrit davantage dans
le long terme : la mise au point de logiciels " légers
" de co-conception utilisables par les PME, avec notamment
des modules adaptés aux différentes professions
de l' industrie mécanique. |
Source : n° 116 septembre 2006
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