Le rôle des Codéfi
| Composés
de représentants des administrations publiques déconcentrées
à vocation économique, les Codéfi (Comités
départementaux d'examen des problèmes de financement
des entreprises) ont pour mission d'aider les entreprises à
trouver une solution aux problèmes d'ordre structurel
qu'elles rencontrent. |
| Minéfi |
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Connu essentiellement pour ses missions régaliennes
de recouvrement des impôts directs, le réseau du Trésor
public constitue également un interlocuteur privilégié
pour les chefs d'entreprise confrontés à des difficultés
d'ordre économique ou financier " En cas de problèmes
liés à des nécessités de restructuration
industrielle ou à des difficultés passagères
de trésorerie, explique Michel Chaix, chef de bureau à
Bercy, l'intervention de nos services s'inscrit dans une logique
de prestation de services au profit des entreprises qui nous sollicitent
ou que nous détectons. " Administration d'une part et
chefs d'entreprise d'autre part : il s'agit alors de trouver ensemble
des solutions permettant de sortir de la crise et d'affronter durablement
la concurrence dans le secteur d'activité concerné.
Dans chacun des départements français, c'est un Comité
départemental d'examen des problèmes de financement
des entreprises - sigle habituellement retenu : Codéfi -
présidé par le préfet qui est chargé
de cette mission vis-à-vis des entreprises de moins de 400
salariés.
Au-delà, les dossiers sont traités à l'échelon
national par le Ciri (Comité interministériel de restructuration
industrielle).
Rassemblant des représentants des différents services
déconcentrés de l'Etat en charge des problèmes
économiques, de l'Urssaf et de la Banque de France, les Codéfi
disposent d'un secrétariat permanent placé auprès
du service d'action économique de la trésorerie générale.
Interlocuteur unique des chefs d'entreprise qui le sollicitent,
il est chargé tout d'abord d'établir en toute confidentialité
un diagnostic précis de la situation de l'entreprise. Il
doit ensuite négocier, avec l'ensemble des partenaires de
l'entreprise, les conditions de mise en oeuvre à la fois
économique et financière d'un éventuel plan
de redressement. Enfin, il doit veiller à l'application des
mesures proposées par le Codéfi. Bref, le secrétariat
permanent assure l'unité et la continuité indispensables
aux échanges et aux négociations concernant les possibilités
de restructuration des entreprises en difficulté.
| Drire |
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L'action anticipatrice des Drire
Spécialistes du développement industriel dans
leur région de compétence géographique
et membres de droit des Codéfi, les Drire peuvent jouer
un rôle utile de conseil auprès des chefs d'entreprise.
Grâce aux nombreuses visites qu'elles effectuent sur le
terrain, elles sont en mesure de connaître aussi bien
les projets de développement des entreprises que leurs
éventuelles difficultés. En matière de
prévention des difficultés,
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| les Drire mènent
des actions de sensibilisation aux principales évolutions
réglementaires. Elles incitent également les entreprises petites ou
moyennes à engager des réflexions stratégiques
en vue de réduire leur dépendance vis-à-vis
des donneurs d'ordre et de diversifier leur clientèle.
Enfin, elles encouragent les dirigeants à élaborer
des plans de gestion prévisionnelle des effectifs et
des compétences au sein de leurs établissements.
Exemple : la zone de Sainte-Sigolène (Haute-Loire) où
la Drire Auvergne aide les entreprises de ce bassin d'emploi
spécialisé dans la production de sacs plastiques
en polyéthylène (3 000 emplois et 40 % de la production
nationale) à se reconvertir. Un programme d'actions collectives
portant essentiellement sur la mise au point d'un nouveau type
de sac à durée de vie maîtrisée a
ainsi été élaboré. Il devrait permettre
aux entreprises d'anticiper réellement la réglementation
nouvelle sur la biodégradabilité des sacs qui
entrera en vigueur à compter de l'année 2010. |
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Des audits pour un diagnostic financier
Car les Codéfi disposent de moyens financiers pour mener
à bien leurs missions. " Même si l'emploi des
fonds publics n'est jamais un préalable au traitement des
dossiers, explique Claude Morel, secrétaire général
à la préfecture de Rouen qui assure la présidence
du Codéfi de la Seine-Maritime, nous disposons d'un certain
nombre de moyens financiers déconcentrés dont l'utilisation
est décidée par le préfet lui-même après
avis de notre comité. " Ils peuvent tout d'abord servir
à réaliser des audits permettant de compléter
les analyses du secrétaire permanent sur la situation financière
de l'entreprise. Ils sont confiés à des cabinets spécialisés,
après mise en concurrence, pour un montant maximal de 40
000 € par entreprise. Autre outil financier : les prêts
pour les fonds de développement économique et social.
Toujours subsidiaires, ils ne peuvent donc que compléter
un tour de table. Trois limites maximum sont fixées à
cette fin : 800 000 € par unité de production, 2 000
€ par emploi à durée indéterminée
dans l'entreprise et 20 % de l'apport en fonds durables d'origine
privée. A noter qu'il est également possible pour
l'entreprise considérée de mobiliser localement d'autres
outils de financement public tels que la garantie Sofaris consentie
par le groupe Oséo.
Au total, le réseau du Trésor public a ainsi détecté
l'an dernier plus de 2 700 entreprises en difficulté. Près
de la moitié d'entre elles ont déposé un dossier
auprès des Codéfi. Montant total des sommes débloquées
: environ 400 000 €. Un chiffre relativement faible qui s'explique
par le fait que l'aide de l'Etat aux entreprises en difficulté
passe en grande partie par des plans d'étalement des dettes
contractées auprès de l'administration fiscale et
des organismes de Sécurité sociale. Ils peuvent être
consentis par une instance départementale dite CCSF (Commission
des chefs de services financiers et des organismes de Sécurité
sociale) qui regroupe l'ensemble des créanciers publics du
département. Elle est habilitée à se prononcer
après saisie de la part soit de l'entreprise débitrice
soit de l'un de ses membres et sur avis unanime de l'ensemble de
la Commission. On a compté l'an dernier plus de 500 réunions
de ce type sur l'ensemble du territoire qui ont débouché
sur la mise en place de 1 234 plans d'étalement pour un montant
moyen de 13 700 € par dossier. Délai de paiement accordé
: seize mois en moyenne. A noter également que la loi de
sauvegarde des entreprises, entrée en vigueur le 1er janvier
dernier, prévoit que les administrations financières
pourront accepter des remises de dettes dans des conditions comparables
à celles qui sont consenties par les autres créanciers
de l'entreprise en difficulté. Un décret d'application
précisant les modalités de mise en oeuvre de ces remises
doit être pris avant la fin de l'année.
Parties prenantes aussi bien des Codéfi que des CCSF, les
administrations fiscales et sociales sont donc conduites à
jouer un rôle décisif aussi bien en matière
de soutien des entreprises en difficulté que d'anticipation
des crises structurelles et d'accompagnement des mutations économiques.
L'an dernier, l'ensemble du dispositif a concerné 500 000
emplois. Un chiffre qui pourrait augmenter sensiblement cette année
avec la montée en puissance des pôles régionaux
dits GPDE (Gestion publique et de développement économique)
créés par la loi de décentralisation de 2004.
Placés sous l'autorité des préfets de région
et animés par les trésoriers payeurs généraux
concernés par les dossiers de mutations économiques,
ils sont en effet chargés de développer des activités
de veille et de production d'informations économiques et
financières concernant la situation de leur région.
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www.entreprises.minefi.gouv.fr
Mis en place en 2002 afin d'aider les entreprises, et plus
spécialement les entreprises petites ou moyennes, à
mieux connaître les aides qu'elles peuvent attendre
de la part des différents services du ministère
de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, le site MSE
(Minéfi au service des entreprises) contient une série
d'informations indispensables aux chefs d'entreprise rencontrant
des difficultés. Elles figurent dans une rubrique intitulée
Examiner les difficultés financières. On y trouve
une abondante documentation sur la réglementation existante
ainsi qu'une liste de contacts utiles, et notamment les coordonnées
des secrétariats permanents aussi bien des Codéfi
que des CCSF.
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Source :
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