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| : : Le dossier |
| « Enterprise Europe », un réseau au service des entreprises |
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Par Denis Lagniez, conseiller affaires européennes PME à la DGE, et Hervé Parcineau, responsable du Centre d’informations européennes de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris, coordonnateur du consortium PIC2. |
| Dans le cadre du programme « Compétitivité et innovation », la Commission européenne a mis en place un nouveau réseau destiné à favoriser le développement des entreprises et de l’innovation en Europe. Gros plan sur le consortium Ile-de-France – Centre du réseau « Enterprise Europe ». |
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Depuis quelques mois, un nouveau réseau européen d’appui aux entreprises et à l’innovation a pris le relais des précédents réseaux. Financé par le Programme compétitivité innovation (PIC) et doté de 320 M€ pour la période 2007-2013, « Enterprise Europe » est représenté par 82 consortiums, dont dix en France, soit environ 550 partenaires en Europe. Ces consortiums sont hébergés en France par des structures hôtes, notamment des chambres régionales de commerce et d’industrie ou des délégations régionales d’Oseo, mais aussi d’autres organisations du type Méditerranée Technologies ou Bretagne Innovation. Ce nouveau réseau s’attache à remplir trois grands types de missions. La première consiste à aider les entreprises à mieux comprendre la législation communautaire qui s’impose à elles, à se développer sur le marché intérieur au travers par exemple de conseils et d’aides pour répondre aux marchés publics européens et les aider dans l’accès aux divers programmes européens. La deuxième vise à développer l’innovation en favorisant notamment les transferts transnationaux de technologies. Le réseau aidera les PME à vendre une technologie ou encore à l’acquérir si elle n’est pas disponible dans son pays d’origine. Enfin, « Enterprise Europe » a également pour mission d’accompagner les PME dans les programmes de recherche européens. Pour financer ces actions, chaque consortium bénéficie d’une subvention pouvant aller jusqu’à 60 % de ses frais en fonction de son programme et de ses objectifs. Ainsi, les services rendus par les différents consortiums seront généralement gratuits pour les entreprises. La DGE a fortement appuyé la création de ce réseau. Il répond en effet à un réel besoin pour les PME qui souhaitent se développer en Europe.
Le consortium Ile-de-France-Centre PIC2
Inauguré le 17 septembre, le consortium PIC2 (Programme innovation et compétitivité des régions Paris – Ile-de-France et Centre), le plus important des dix consortiums français, est aujourd’hui opérationnel. Il réunit les CCI de Paris, Versailles – Val-d’Oise – Yvelines, Seine-et-Marne et Essonne, la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Paris – Ile-de-France, Oseo Ile-de-France, la Chambre régionale de commerce et d’industrie de la région Centre et Oseo Centre. Hébergé par la CCI de Paris, PIC2 intéresse potentiellement 530 000 entreprises dont 518 000 de moins de 50 salariés. Comme tous les autres consortiums, il a pour objectif d’informer les entreprises sur les matières communautaires, de favoriser leur participation aux programmes financés par la Commission européenne, notamment en matière de recherche et développement, et de les aider à se développer dans d’autres États membres en encourageant les partenariats interentreprises. Le consortium PIC2 offre ses services notamment via le site internet www.eic.ccip.fr. Il s’appuie également sur des actions concrètes comme l’organisation de rencontres interentreprises et prochainement la mise à disposition de bases de données recensant les offres ou recherches de partenariat commercial, technologique ou financier. En outre, le consortium a vocation à appuyer les entreprises dans le montage de projets européens afin de les aider dans deux phases particulièrement délicates : l’identification des partenaires et la rédaction de la demande de soutien financier auprès des institutions communautaires. Au cours des six premiers mois de l’année, la seule Chambre de commerce et d’industrie de Paris a renseigné plus de 1 200 entreprises et le site internet compte une moyenne de 4 000 connexions mensuelles. Des chiffres encore modestes en regard du nombre d’entreprises potentiellement concernées mais qui témoignent d’un réel besoin des entreprises en matière d’appui et de conseils pour faciliter leur développement européen. Plus d’informations et notamment les coordonnées des dix consortiums sur :
www.entreprise-europe.fr
denis.lagniez@finances.gouv.fr
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| : : L'interview |
| « Privilégier l’approche commerciale » |
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Sébastien Burlet, président de Lemon Way |
| Lemon Way édite et distribue des logiciels innovants pour les banques et institutions financières. Basée en France, l’entreprise développe aujourd’hui un réseau de distributeurs dans le monde entier. |
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Quelle est l’activité de votre entreprise ?
Sébastien Burlet : Lemon Way est un éditeur de logiciel spécialisé dans le domaine bancaire. Nous avons développé un logiciel qui permet à des particuliers de se connecter à leur banque au travers d’un téléphone mobile et de réaliser des opérations quel que soit le lieu où ils se trouvent dans le monde. Ce logiciel s’adapte à deux types de populations. La première est la population bancarisée, en Asie et en Europe notamment. La seconde, plus particulièrement en Afrique, au Pakistan et dans une partie de l’Inde, ne détient pas de compte bancaire. Elle peut alors se servir d’un téléphone mobile comme d’un portefeuille électronique et réaliser des paiements de personne à personne. Dans ce cas, deux possibilités sont offertes : soit le téléphone renferme les informations financières et il faut veiller à ne pas le perdre, soit les transactions passent par un site internet. Lemon Way a été créé en octobre 2007 et compte parmi ses premiers clients La Banque Postale et les Caisses d’Épargne. À terme, nous pensons développer un chiffre d’affaires de 500 000 à un million d’euros par an, par enseigne bancaire et par pays.
Comment le réseau « Enterprise Europe » vous a-t-il apporté son appui ?
Nous avons participé au programme européen de mise en relations interentreprises (EU Matching) à deux reprises, sachant que notre objectif était de disposer d’un réseau de distributeurs exclusifs à l’étranger, en Europe du Nord et en Asie en particulier. La première fois dans le cadre d’un salon en Autriche et, la seconde, d’un salon à Barcelone. Ces manifestations étaient extrêmement bien organisées et nous ont permis de rencontrer de multiples partenaires potentiels, techniques, bien sûr, mais surtout commerciaux. Au préalable, nous avions organisé les rendez-vous sur un site internet et durant le salon, nous avons rencontré des partenaires potentiels toutes les vingt ou trente minutes. Aujourd’hui, à l’issue de nos rencontres de Barcelone, nous sommes en cours de négociation avec des distributeurs irlandais, allemands, espagnols ou africains. Quant à notre présence en Autriche, elle nous a permis de constater que les marchés n’étaient pas prêts et que nous ne devions pas nous déployer en Europe Centrale. C’est aussi une réponse en soi qui nous a permis de resserrer nos priorités.
Quels services attendez-vous de ce réseau ?
Ce type de structure s’intéresse beaucoup aux partenariats techniques avec des laboratoires. Je crois que ce type de services devrait être réorienté sur une approche plus commerciale, proposer des rencontres 100 % commerciales. De plus, il s’agit de « petits » qui rencontrent des « petits ». Or, le besoin d’une petite entreprise comme la nôtre est de rencontrer des grandes entreprises friandes d’innovations pour modifier leurs business modèles et s’ouvrir de nouvelles parts de marchés. De fait, elles sont souvent implantées depuis très longtemps dans certains pays et disposent d’une base de clientèle à laquelle il nous est difficile d’avoir accès. Cela dit, même s’il peut être amélioré, le programme EU Matching a eu des impacts très positifs sur notre entreprise et nous espérons participer à de nouvelles manifestations de ce type.
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