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Alors que le terme même de " politique industrielle " était banni du débat communautaire depuis le début des années quatre-vingt-dix, la Commission a adopté, entre 2003 et 2004, trois communications:
L'objectif était de poser un diagnostic quant aux différentes problématiques liées à la compétitivité industrielle à savoir : le risque d'une désindustrialisation, le poids du fardeau réglementaire, l'impact de l'élargissement de l'Union et l'ouverture aux pays tiers sur la compétitivité de nos entreprises et sur leur localisation, les conséquences sur la compétitivité de nos industries des initiatives prises dans le domaine de la connaissance, de la cohésion sociale, du développement durable, de la politique commerciale internationale. Face à ce constat, il est apparu indispensable de définir
une nouvelle approche communautaire en matière de politique industrielle.
Dans le cadre du renouvellement de la stratégie de Lisbonne, la
Commission et les Etats membres (conclusions des Conseils européens
de mars et de juin 2005 portant sur la revue à mi-parcours de la
stratégie de Lisbonne) ont donc décidé de fixer comme
objectif dans le programme communautaire de Lisbonne la " mise en
place d'une base industrielle européenne solide ". Dès octobre 2005, la Commission a ainsi adopté une communication
qui propose un cadre communautaire intégré en matière
de politique industrielle : L'approche proposée par cette communication est novatrice car, pour la première fois, la politique industrielle fait l'objet non plus d'actions décidées au coup par coup mais d'un véritable programme à moyen terme, intégré, associant les parties prenantes.
Après avoir rappelé l'importance et les caractéristiques de l'industrie manufacturière dans l'UE, la Commission démontre la nécessité d'un véritable plan d'actions pour faire face à la concurrence internationale. Elle attribue le retard de l'UE à la faiblesse de l'offre et de la diffusion des TIC ainsi qu'à la structure industrielle de l'économie européenne (secteurs de moyenne technologie, avec des niveaux de qualification faibles ou moyens). Elle estime que trois secteurs possèdent un réel avantage comparatif qu'il convient de conforter : la construction mécanique, les produits chimiques, les véhicules à moteur. Sur la base du constat et de l'analyse de 27 secteurs représentatifs, la Communication propose un programme de travail à l'horizon 2007 assorti d'un calendrier. Ce programme comprend 14 initiatives mêlant deux approches : l'une horizontale (thèmes communs ayant un impact fort sur un certain nombre de secteurs), l'autre purement sectorielle. Ces initiatives s'inscrivent déjà parmi celles engagées telles que celle sur l'automobile (CARS 21) ou la construction navale. Le programme de travail propose dans la plupart des cas la constitution de groupes de réflexion sous des formats divers (Groupe de haut niveau, forum, " taskforce ", dialogue ). Ces initiatives doivent compléter les travaux menés au
niveau des Etats membres. Elles ont pour objectif essentiel de faire un
état des lieux des forces et des faiblesses des secteurs de l'industrie
européenne et de l'impact des différentes politiques horizontales
pour déboucher sur la définition de stratégies
sectorielles précises. La Commission rappelle le principe de non-intervention des autorités publiques, sauf en cas de défaillances du marché ou pour favoriser une mutation structurelle. Elle engage à éviter de revenir à des politiques interventionnistes sélectives. Toutefois, elle reconnaît que les instruments de politique industrielle ne se limitent pas à des mesures horizontales mais doivent tenir compte des caractéristiques concrètes des secteurs pour être efficaces. Le programme de travail prévoit enfin un examen à mi-parcours de l'orientation générale des travaux dans le cadre d'une communication prévue pour 2007 qui fera le point sur les travaux présentés ci-dessus et envisagera d'éventuelles extensions à d'autres centres d'intérêt majeur de l'économie, comme par exemple les technologies de l'environnement.
Conformément au programme de travail élaboré en 2005, en juillet 2007, la Commission a présenté une revue à mi-parcours de la politique industrielle européenne : Cette communication vise à faire un bilan des actions entreprises durant les deux ans de mise en uvre de la communication de 2005, tout en insistant de façon nouvelle sur les défis énergétique et climatiques pour l'industrie européenne ainsi que sur la sécurisation de l'approvisionnement en matières premières. Elle propose par ailleurs la reconduite ou la modification des initiatives
précédemment engagées au regard de trois contraintes
: la mondialisation, les bouleversements technologiques et scientifiques
ainsi que le réchauffement climatique. Enfin elle modifie le programme de travail qui comprend désormais
20 initiatives dont 8 sont nouvelles :
Huit initiatives sectorielles :
L'ensemble de ces initiatives est actuellement en cours de réalisation. Par ailleurs, en réponse aux engagements figurant dans la communication sur la politique industrielle de 2005, la Commission a présenté en février 2008 deux communications sectorielles sur la compétitivité des industries des métaux, et sur les industries forestières.
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© Ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi, 12/08/2008 - DGCIS |
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