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Ce contrat est destiné à régir les droits et les obligations du stagiaire lors d’un stage, obligatoire ou non, effectué en entreprise par l’intermédiaire de l’Etablissement d’enseignement auquel il est rattaché.
Outre l’ensemble des clauses obligatoires dans une convention de stage type, cette convention prévoit des options au choix de l’entreprise d’accueil.
Cette convention de stage type est une convention tripartite. Elle doit être conclue entre l’Etudiant, son Etablissement d’enseignement et l’entreprise ou Organisme d’accueil.
Elle est rédigée en trois exemplaires contresignés et remis à chacune des parties.
Toutefois, si l’Etudiant est mineur, il est impératif que l’un de ses représentants légaux signe également la convention de stage.
La convention de stage doit obligatoirement être signée par l’ensemble des parties avant le début du stage.
La convention de stage doit expressément faire référence à la charte des stages étudiants en entreprise du 26 avril 2006.
Aux termes de la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, une convention de stage est obligatoire pour tous les stages, qu’ils soient obligatoires ou non, à l’exception :
Aucune convention de stage ne peut être conclue pour remplacer un salarié en cas d'absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise, ou encore pour occuper un emploi saisonnier.
Par ailleurs, aux termes du décret n° 2006-1093 du 29 août 2006 pris pour l'application de l'article 9 de la loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances, les conventions de stage doivent impérativement comporter les clauses suivantes :
Les personnes qui sollicitent le bénéfice d'une convention de stage doivent être obligatoirement inscrites et participer réellement à un cycle de formation ou d'enseignement autorisant la réalisation d'un stage en entreprise.
La convention de stage peut être remise en cause par l'inspection du travail lors d'un contrôle au sein de l'entreprise ou à la demande du stagiaire. Le juge peut alors procéder à une requalification en contrat de travail si les conditions de stage ne sont pas remplies.
En outre, il est très important de souligner qu’à défaut de convention expresse et spéciale entre chaque stagiaire et l’entreprise d’accueil prévoyant préalablement, notamment, la cession des droits de propriété industrielle du stagiaire à l’entreprise sur toute invention qu’il réaliserait, seul ou avec d’autres, dans le cadre de son stage, la jurisprudence[1] rappelle que le principe de droit commun doit s’appliquer selon lequel le droit au titre de propriété industrielle appartient à l’inventeur, fût-il stagiaire, et les exceptions à ce principe ne résultent que de le loi. Par conséquent, sauf si le stagiaire bénéficie du statut de salarié ou de celui d’agent public au sein de l’entreprise d’accueil, seule une convention expresse permet à l’entreprise d’être susceptible de se voir attribuer des brevets portant sur des inventions réalisées par ses stagiaires.
Toutefois, même dans l’hypothèse où la cession des droits du stagiaire, qu’elle soit à titre gratuit ou inclue dans sa rémunération éventuelle de stage, est expressément prévue dans la convention de stage, l’on ne peut pas totalement exclure que l’étudiant ne réclame pas, a posteriori, à l’entreprise d’accueil des droits et/ou une juste rémunération sur les travaux qu’il aurait accomplis lors du stage.
Enfin, en vertu des dispositions de l’article 9 de la loi n°2006-396 du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances, les stages étudiant en entreprise (à l'exception de ceux qui sont intégrés à un cursus pédagogique) doivent avoir une durée initiale ou cumulée, en cas de renouvellement, qui ne peut excéder six mois. Dès lors, et seulement dans le cas ou le stage est intégré dans un cursus pédagogique, l’entreprise pourra négocier avec l’établissement d’enseignement et le stagiaire sous réserve d’un avenant à la convention de stage, une prolongation de stage, au delà de 6 mois.
Tous les stages d’une durée supérieure à trois mois consécutifs doivent être obligatoirement rémunérés. Le montant de la gratification peut être fixé par convention de branche, par accord professionnel étendu, ou, à défaut, par décret (à paraître). Dès lors, ces montants diffèrent selon les secteurs d’activité.
[1] Arrêt de la Cour de cassation, Chambre commerciale, 25 avril 2006, pourvoi n°04-19.482, Puech c/ CNRS.[retour]