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La
présentation du secteur
La " mécanique " est définie comme regroupant
les entreprises de trois branches industrielles :
les biens d'équipement mécanique (tout le secteur
E2 sauf le secteur 296A) : machines, équipements énergétiques…
;
les services industriels du travail des métaux ou "
sous-traitance mécanique " (F54) ;
les produits métalliques (F55).
Principales caractéristiques du
secteur
Un monde de P.M.I. : La mécanique
rassemble plus de 32 % des entreprises industrielles
(20 personnes et plus, hors énergie) et plus de 20 % de leurs
effectifs pour 14,7 % du CA de ces entreprises. Deux
tiers des entreprises mécaniciennes ont moins de 50 salariés,
plus de 80 % d'entre elles emploient moins de 100 personnes, mais
on ne dénombre que 150 entreprises de plus de 500 personnes
(pas de grand groupe, nombre limité d'acteurs de premier
plan européen).
Une grande diversité : La
mécanique regroupe de très nombreux secteurs. Elle
s'étend de la fabrication d'éléments métalliques
à la fabrication de machines en passant par la fabrication
d'équipements mécaniques. Elle comprend également
les services industriels du travail des métaux. Cette diversité
explique la cohabitation dans cet ensemble d'entreprises développant
des produits propres et fortement exportatrices avec des entreprises
spécialisées dans la sous-traitance dont le marché
est simplement national voire régional.
L'ouverture sur l'extérieur :
Malgré sa forte proportion de P.M.I., l'industrie mécanique
est ouverte sur l'extérieur. Les exportations directes de
ce secteur représentent plus de 30 % de son chiffre d'affaires
(39,1 % pour l'ensemble de l'industrie hors énergie). L'Allemagne
avec 15 % des exportations est le premier pays client devant les
États-Unis (10 %).
Un caractère diffus et structurant
: L'industrie mécanique est étroitement liée
à la quasi-totalité du tissu industriel : client
important de l'industrie, elle en est aussi un fournisseur significatif.
Par ailleurs elle est représentée sur l'ensemble du
territoire métropolitain, sa part dans l'industrie régionale
étant toujours supérieure à 12% des effectifs.
Emploi et qualifications : En 2003,
les effectifs de la mécanique représentaient plus
de 20 % de l'emploi industriel hors énergie. Entre 1992 et
1994, ils ont fortement chuté pour ensuite se redresser.
La mécanique compte une proportion
d'emplois qualifiés supérieure à celle observée
dans l'industrie manufacturière. De fait, la mécanique
est un des secteurs où se manifestent des difficultés
pour assurer des recrutements. Les rémunérations pratiquées
dans les entreprises de la mécanique reflètent la
situation en matière de qualifications.
L'innovation : plus que des développeurs
de technologies, les entreprises de la mécanique sont avant
tout des " intégrateurs "
(" architectes ") ou des utilisateurs, qu'il s'agisse
des constructeurs de biens d'équipement (informatique, matériaux)
ou des sous-traitants qui pour évoluer utilisent de nouvelles
techniques (usinage grande vitesse, modélisation, etc…).
Dans tous les cas ; l'innovation immatérielle revêt
une grande importance. Les entreprises peuvent s'appuyer sur un
" tissu " dense de laboratoires universitaires ou d'écoles
d'ingénieurs ainsi que sur des organismes de transfert, notamment
les CTI (CETIM, CTEDEC, CETIAT, IS).
La montée en puissance des groupes
étrangers : de nombreuses entreprises du secteur sont
maintenant à capitaux étrangers (plus de 50 % du CA).
Cette situation, dans un premier temps très marquée
dans le domaine des composants (pompes, etc), tend à se généraliser
aux secteurs des machines et aux activités de sous-traitance
mécanique (exemple : décolletage)
Le secteur des industries de la mécanique doit faire face
à quelques grands défis, aujourd'hui bien identifiés
et qui font l'objet d'un certain consensus :
la mondialisation des marchés et des capitaux ;
le développement des notions d'entreprise étendue
et de filières, conduisant à des transferts de responsabilités,
à des situations tendues entre donneur d'ordres et partenaires
et à la disparition de la "sous-traitance de capacité";
les impératifs croissants en matière réglementaire
(sécurité, santé , environnement…) ;
les exigences de plus en plus fortes de la part des clients intermédiaires
et finaux qui impactent qualité, délais, fiabilité,
sécurité, etc ;
la rapidité de mise sur le marché des produits et
leur "customisation";
les difficultés de recrutement (notamment une faible attractivité
auprès des jeunes) ;
pour certains secteurs, l'évolution du rôle de la distribution.
Chiffres-clés
En 2003 (SESSI, premiers résultats EAE 2003), les industries
mécaniques rassemblaient 6.799 entreprises de plus de 20
personnes et 550.048 emplois pour un chiffre d'affaires de 84,4
Md . Ce secteur représente environ 16,8 % de la valeur
ajoutée de l'industrie et occupe le cinquième rang
mondial, derrière l'Italie, les États-Unis, le Japon
et l'Allemagne.
Les biens d'équipements mécaniques, avec 3.703 entreprises
et 332.839 salariés pour un CA de 56,9 Md dont 21,2
Md d'exportations, représentent près des deux
tiers du chiffre d'affaires de la mécanique. Les services
industriels du travail des métaux comptent 2.221 entreprises
et 135.088 salariés pour un CA de 15,5 Md dont 2,9
à l'exportation. La fabrication de produits métalliques
regroupe 875 entreprises et 82.121 emplois pour 12 Md de CA
dont 3,3 à l'exportation.
Actualités
17 au 19 novembre 2004 : CLEANMECA 2004 à Senlis (Espace
CETIM) : 1er congrès européen des technologies propres
et sûres en mécanique ; conférences et ateliers
sur la question du développement durable dans le contexte
industriel européen, notamment la mutation des outils de
production et la façon même de produire. Manifestation
parrainée par la DiGITIP, membre du comité scientifique.
Informations et inscriptions sur le site
DiGITIP-SIMAP-sous-Direction TES : Bureau Services
pour l'industrie et machines de production
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