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Présentation du secteur
Evolution du marché mondial de la construction navale
Depuis 2003, le marché mondial de la construction navale
est en très forte progression avec une demande supérieure
à l'offre. En 2006, les nouvelles commandes ont atteint 169
millions de tonneaux de port en lourd (tpl) correspondant à
2 950 navires. Les livraisons sont aussi en progression pour atteindre
75 millions de tpl (environ 34 millions de tonneaux brut compensés),
soit 1 550 navires. Près d'un quart du carnet de commandes
mondial est constitué de porte-containers tandis que les
chimiquiers, vraquiers et pétroliers en représentent
chacun environ 15%.
Vraquier : navire cargo destiné au transport de marchandises
solides en vrac
Méthanier : navire servant à transporter du gaz naturel
liquéfié
Une nouvelle réglementation visant à renforcer les
structures des pétroliers et des vraquiers est entrée
en vigueur en avril 2006. Elle a eu pour conséquence une
stimulation des commandes avant sa date d'entrée en vigueur
qui a entraîné plus du doublement des commandes de
pétroliers et de vraquiers par rapport à 2005.
La Corée du Sud se maintient à la première
place mondiale avec une part de marché qui s'érode
à 36% (en tpl), devant le Japon (26%) et la Chine qui progresse
rapidement et atteint 23,5% de part de marché fin 2006. Largement
majoritaire en tonnage en port lourd, ces trois pays produisent
environ 78% du tonnage compensé.
En Europe, la production en volume a progressé de 20% par
rapport à 2005, pour atteindre un carnet de commande de 17
millions de tonnes compensées, soit 14% du marché
mondial. Les porte-containers et les paquebots représentent
chacun un quart du carnet de commande européen.
Perspectives du marché de la construction navale
Au début des
années 1980, compte-tenu d'une concurrence internationale
très sévère, les chantiers français,
comme européens, se sont spécialisés dans la
construction des navires à forte valeur ajoutée :
paquebots, transbordeurs à passagers, méthaniers et
petits navires spécifiques, dont le tonnage ne représente
qu'une petite fraction (en volume et nombre de navires) du tonnage
des navires standards construits dans le monde.
Fin 2006, le secteur civil emploie un plus de 6 000 salariés,
dont 5 000 dans la construction navale et 1 000 dans la réparation
navale. Une vision plus élargie évalue la filière
à près de 40 000 emplois et une production de l'ordre
de 4,5 Mds , en incluant la construction et la réparation
de défense (11 000 emplois) et les sous-traitants et équipementiers
(22 000 emplois).
Fin 2006, le carnet de commande national comportait neuf navires
de croisières, un méthanier et une dizaine d'autres
navires (pêche, grands yachts…).
Principaux chantiers civils de construction en France
- Aker Yards Saint Nazaire (2700 salariés) et Aker
Yard Lorient (150 salariés)
- Constructions Mécaniques de Normandie (Cherbourg),
env.350 personnes
- Chantiers Piriou (Concarneau), 250 personnes
- SOCARENAM (Boulogne sur Mer), 160 personnes
- OCEA (Les Sables d'Olonne)
La réparation navale
Industrie de main-d'œuvre, étroitement dépendante
d'une demande armatoriale, éparse et volatile, et fonction
elle-même de la compétitivité des ports et des
prestations logistiques qu'ils proposent, l'industrie de la réparation
navale a enregistré ces dernières années une
baisse sensible de son activité. Elle est confrontée
à une concurrence internationale forte du fait des développements
des capacités de réparation des pays à bas
niveau de salaires, notamment au Moyen-Orient et dans la zone du
golfe persique mais aussi dans les pays de l'Est comme la Pologne.
Néanmoins, l'activité des chantiers français
peut compter sur de nouveaux marchés depuis la décision
la Marine nationale en 2005 de ne plus soumissionner uniquement
avec l'ancienne Direction des constructions navales (devenue DCNS
en avril 2007). Cette dernière a conservé les opérations
lourdes, mais les remorqueurs portuaires ou de haute mer, comme
les vedettes de gendarmerie, sont désormais entretenues par
des chantiers privés.
L'activité de réparation navale est concentrée
sur trois principaux sites : Dunkerque (ARNO), Brest (SOBRENA) et
Marseille où CMR, reprise en 2007 par le chantier espagnol
" l'Union Naval " du groupe espagnol Boluda, est devenue
l'Union Naval Marseille.
Ce secteur emploie un effectif salarié de près de
1 000 personnes.
Le système de soutien public
Au niveau national, le dispositif d'aide à la commande
a été supprimé fin mars 2005.
Le dernier encadrement européen des aides d'Etat à
la construction navale, datant de 2004, est expiré depuis
fin 2006.
Les textes généraux relatifs aux aides à la
formation, à la R&D, à la protection de l'environnement,
aux PME, au sauvetage et à la restructuration et à
l'emploi sont désormais applicables à la construction
navale alors que le règlement de 1998 contenait des dispositions
particulières plus contraignantes pour mettre en oeuvre ces
types d'aides.
Par ailleurs, la spécificité du secteur est prise
en compte à travers des dispositions comme les facilités
de crédit aux armateurs, les aides au développement,
les aides à la fermeture et les aides à l'innovation.
Sur les bases de l'encadrement communautaire, le Gouvernement français
a mis en place un dispositif spécifique de soutien à
l'innovation dans la construction navale, qui a été
notifié à la Commission qui l'a accepté dans
le cadre du régime ad hoc adopté en 2005. Ce régime
et ce dispositif permettent de prendre en compte les particularités
de la construction navale, notamment la faiblesse des séries,
chaque navire étant assimilable à un prototype. Les
aides accordées dans ce cadre permettent aux chantiers européens
d'intégrer des innovations dans les navires et d'acquérir
ainsi un avantage concurrentiel face aux chantiers asiatiques, qui
bénéficient d'avantages coûts très significatifs.
S'agissant d'innovation, les chantiers de construction navale peuvent
également participer à des programmes de R&D des
pôles de compétitivité.
Liens utiles
Chambre Syndicale des Chantiers Navals :
Armateurs de France :
Le cluster maritime français :
MARTEC ERA-NET :
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