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MISSION DE CONTROLE
Les administrations, comprises dans le champ de compétence,
doivent obligatoirement et préalablement à la procédure
réglementaire de consultation des fournisseurs (et a fortiori
avant l'installation de matériels visés dans la circulaire),
déposer un dossier auprès de la Commission pour avis
de principe.
Les contrôleurs financiers ont reçu pour instruction
de refuser leur visa aux dépenses, qui auraient fait l'objet
d'un avis défavorable de la Commission ou qui n'auraient
pas été soumises à la Commission conformément
à la circulaire (). L'attention est attirée
sur une note de Service du 16 octobre 1995 émanant de la
Direction de la Comptabilité Publique et concernant les conséquences
qu'un défaut de consultation de la C.I.M.I.R. entraînerait
().
précise les normes techniques
de matériels (de composition, de préparation des formes
imprimantes, d'impression et de reproduction, d'assemblage et de
façonnage) au-delà desquelles le contrôle est
préalable et obligatoire. Il s'agit de normes de saisine
et non d'interdiction d'implantation de matériels.
La procédure
L'Administration concernée doit adresser un dossier à
la Commission comprenant les éléments d'information
nécessaires à l'appréciation de son projet
(). Deux étapes sont nécessaires :
Avis de principe ou 1er examen :
Il intervient avant le lancement de la procédure de consultation
des fournisseurs afin que la Commission puisse se prononcer avec
rigueur et efficacité sur le projet, son orientation technologique,
la cohérence de la modernisation prévue.
Pour cela, elle a besoin de connaître l'environnement global
de l'équipement à remplacer : quels sont les besoins
et les moyens existants - techniques et humains - dans leur ensemble
? Quelle est la production annuelle ? Quels sont les coûts
de production, le volume et la valeur des travaux sous-traités
? En quoi consiste précisément le projet - simple
renouvellement de matériel ou réorganisation de filière
de production comprenant notamment des transferts internes de charges
d'activités / évolution vers la connexion et la gestion
de traitement documentaire - ?
Il est certain que la constitution du dossier nécessite
d'autant plus d'efforts que la gestion des moyens existants est
peu rigoureuse. Mais, ce sont des éléments d'information
indispensables qui devraient inciter les services à mettre
en place les moyens adaptés à l'analyse de leurs propres
besoins, à instaurer une comptabilité analytique simplifiée
(lorsqu'il s'agit d'un atelier intégré constitué)
et à introduire plus de rigueur technique et économique.
Les dossiers sont examinés par les rapporteurs. Ils procèdent
à une analyse et à une synthèse du projet,
lesquels sont soumis à l'avis de la Commission lors de sa
réunion mensuelle d'examen des dossiers. Après l'audition
du rapporteur et une discussion ouverte entre ses membres, la Commission
donne un avis de principe, assorti ou non d'observations
et/ou de réserves sur le fond du projet ou sa forme (liée
par exemple à la procédure de mise en concurrence).
Après réception de l'avis de principe, le service
peut procéder à la consultation des fournisseurs.
Il peut bien évidemment recontacter le secrétariat
général ou le rapporteur concerné s'il a besoin
de précisions ou d'une aide complémentaire (pour finaliser
le cahier des charges par exemple).
Cette étape préalable est le moyen privilégié
pour la Commission et ses experts d'apporter son conseil ou son
éclairage aux services demandeurs. L'examen chaque année
de centaines de dossiers alimente une connaissance et une expérience
sans cesse actualisée qui est mise au service des administrations
: situations d'équipements (niveaux de production réalisés,
difficultés rencontrées, coûts de revient réels
en ateliers et/ou libre-service etc.), projets de plus ou moins
grande importance, veille technologique, choix et pratiques de modes
de financement, durée des marchés, conditions d'allotissement,
etc.
Avis définitif ou 2ème examen :
Lorsque la Commission a examiné un projet de modernisation
technique relevant de son contrôle, qu'elle a donné
un avis de principe favorable, elle demande que le dossier finalisé
lui soit communiqué en 2ème examen pour avis
définitif (celui requis par le contrôle financier).
Cela lui permet notamment de vérifier :
- la cohérence sur le plan technique et économique
du projet finalisé avec l'instruction initiale du dossier
ainsi que le respect ou l'application des observations, recommandations
ou instructions formulées par le C.I.M.I.R. ;
- la conformité de la procédure d'appel d'offres (cahier
des charges, transparence et équité de la mise en
concurrence des fournisseurs) ;
- l'état du marché concurrentiel dans son offre technique
et commerciale ; information dont la Commission a besoin pour savoir
en permanence et de façon actualisée quelles sont
les configurations techniques en marché, dans quelles conditions
de fonctionnement et de prix elles sont proposées. Cela lui
fournit des éléments essentiels dans sa capacité
d'analyse et d'instruction des projets.
Avis défavorables :
Si l'avis de principe est défavorable, il est obligatoirement
motivé. Dans cette hypothèse, les motifs peuvent être,
à titre d'exemples :
- une mauvaise définition et analyse des besoins,
- une productivité des matériels existants insuffisante,
- un dimensionnement technique non cohérent avec les besoins
exprimés,
- des travaux non adaptés à une imprimerie intégrée,
ou un partage de travaux parfois irrationnel entre imprimerie administrative
et secteur professionnel,
- une mauvaise organisation de l'atelier,
- des éléments de coûts de production trop approximatifs,
- des possibilités de coordination au sein d'un même
organisme pas assez exploitées,
L'avis défavorable peut également être
émis lors du 2ème examen. Les motifs touchent essentiellement
alors :
- aux conditions de mise concurrence des fournisseurs potentiels,
non satisfaisantes ou non conformes à la réglementation
des marchés publics.
- à un dimensionnement et un surcoût non justifiés.
En tout état de cause, dans l'hypothèse d'un avis
défavorable, le projet peut être réexaminé
ultérieurement sur la base d'un dossier complémentaire.
La double mission de contrôle et de conseil de la C.I.M.I.R.
ne se limite donc pas à émettre un avis sur des projets
de marchés publics. Elle se prononce sur le bien fondé
et la cohérence de projets d'équipement, de modernisation
technique des filières de production graphique, sur la base
d'une analyse complète des besoins et des moyens. Elle tente
d'aider les services de l'Etat à définir une approche
globale de la fonction impression qui constitue en soi une source
importante de modernisation et d'économies.
Son action porte en priorité sur les aspects technologiques,
organisationnels, de gestion, économiques. Mais l'un des
objectifs qui lui sont assignés étant de contribuer
à une meilleure transparence des marchés publics et
l'optimisation de la commande publique, elle a effectivement une
action forte sur les conditions qui sont faites de mise en concurrence
des fournisseurs potentiels. Cela est atteint notamment par le biais
du cahier des charges correspondant aux projets soumis et par le
recours à des bonnes pratiques sur les modes de financement,
l'allotissement etc.
MISSION
DE CONSEIL
Dans le prolongement de la mission de contrôle qu'elle exerce,
la C.I.M.I.R. a également en charge une mission de conseil
afin d'aider les services demandeurs à remédier aux
dysfonctionnements constatés.
Certains services ne disposent pas de moyens satisfaisants pour
apprécier les besoins, les coûts de production, les
évolutions technologiques, l'organisation des ateliers, la
productivité des matériels... La Commission incite
donc les responsables à une réflexion sur le fonctionnement
global de l'atelier et sur les moyens de reproduction, qu'ils soient
centralisés ou décentralisés, dont dispose
une même unité géographique.
Cette mission de conseil s'est beaucoup développée
au fil des années pour représenter maintenant une
part aussi importante que la procédure de contrôle.
Elle intervient :
- soit dans le cadre de projets d'équipements pluriannuels,
- soit pour réaliser des audits d'ateliers en amont de toute
procédure de modernisation
- soit plus simplement au quotidien pour apporter des informations
actualisées sur ce secteur d'achats, sur les fourchettes
de coûts, sur les potentiels des matériels etc.
A ce sujet, et s'agissant notamment des matériels de reprographie,
la Commission dispose d'une capacité d'expertise et d'une
expérience confortées par l'examen de plusieurs milliers
de dossiers et soutenues par la connaissance approfondie de l'offre
technique en marché. Elle s'intéresse tout particulièrement
à l'évolution technologique (passage d'une technologie
analogique au numérique, connexion/réseau des matériels...)
ainsi qu'à l'élaboration des cahiers des charges qui
servent de base aux procédures de consultation des fournisseurs,
ou plus généralement à la nature des contrats
proposés sur le marché (durée, tarification,
mode de financement...), ceci afin d'en faire bénéficier
les services utilisateurs.
Bien que la Commission n'ait aucun mandat spécifique à
l'égard des imprimeries intégrées des collectivités
territoriales, elle peut également sur leurs demandes, et
en fonction de sa disponibilité, leur apporter des conseils
d'une nature similaire.
SCHEMAS
DES DEUX ÉTAPES D' INSTRUCTION D' UN DOSSIER



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