TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
36. Composants et systèmes d'éclairage à rendement amélioré Description Les technologies visant à améliorer le rendement de l'éclairage comprennent un ensemble de briques dont la finalité est double : améliorer le rendement énergétique des dispositifs d'éclairage en maintenant un confort d'éclairage adapté à l'usage, et augmenter la durée de vie des dispositifs sans dégrader leur impact environnemental en fin de vie. Ces technologies comprennent, notamment :
Verrous Les verrous à lever concernent aussi bien des briques technologiques de base que des systèmes complets et les incitations d'accès au marché. Il s'agit, entre autres :
Enjeux, Impact Le domaine de l'éclairage est à l'heure actuelle un poste majeur dans la facture énergétique des pays industrialisés. En France, l'éclairage fixe, regroupant les éclairages public, domestique, industriel et tertiaire, représente une consommation annuelle d'électricité de 40 TWh, soit 10 % de la consommation électrique globale. Les industriels et le secteur du tertiaire, dont la facture énergétique est un poste de dépense majeur, ont commencé à mettre en œuvre des technologies permettant de réduire la consommation électrique liée à l'éclairage, en diminuant les frais de maintenance par des dispositifs plus « robustes ». Cette tendance doit se poursuivre pour limiter autant que possible la consommation d'énergie, et de manière liée, l'impact sur l'environnement de l'éclairage. Des expériences dans ce but sont menées pour l'éclairage public dans quelques villes. Cette préoccupation commence à gagner le grand public pour l'éclairage domestique. Les acteurs de la fabrication des composants sont pour la plupart étrangers, mais des PME existent, qui travaillent sur des systèmes d'éclairage. Ainsi, si l'enjeu de ces technologies est essentiellement environnemental, l'impact potentiel en terme d'activité pour des entreprises françaises n'est pas négligeable. Le marché automobile est un débouché majeur pour les dispositifs d'éclairage et de signalisation avec 2 millions de nouveaux véhicules particuliers en service chaque année en France (la production mondiale de véhicules à essence est de l'ordre de 64 millions d'unités en 2004, dont 6 millions pour les constructeurs français). Dans le domaine automobile, deux pistes sont actuellement explorées : les lampes à décharge, déjà en service sur les véhicules haut de gamme, et les DEL, utilisées pour l'instant en signalisation et l'éclairage intérieur. Par ailleurs, la diminution des prix de vente de certains des dispositifs permettra dans le futur une diffusion plus large. Marché Dans le secteur non résidentiel, le marché annuel de l'éclairage en France représente un chiffre d'affaires global de l'ordre de 1 Md€. Les seules ventes de lampes dans ce secteur s'élèvent à environ 220 millions d'unités par an, dont plus de 57 % de tubes fluorescents, et moins de 21 % de lampes à incandescence et halogènes. La diffusion de ces technologies est liée directement à plusieurs facteurs :
Acteurs Disciplines scientifiques : matériaux, électronique, photonique, optronique Compétences technologiques : composants électriques, semi-conducteurs, optique, analyse, mesure et contrôle. Pôles de compétitivité : Énergies renouvelables-bâtiment (Languedoc-Roussillon), Sciences et systèmes de l'énergie électrique (Centre). Liens avec (technologies) : gestion de l'énergie à bord des véhicules ; gestion de la micro-énergie ; affichage nomade ; matériaux pour l'électronique et la mesure ; procédés et systèmes de photonique. Principaux acteurs français Centres de compétences : Ademe (www.ademe.fr), Syndicat de l'éclairage (www.syndicat-eclairage.com). Industriels : Citélum, Conimast, Éclatec, ... Exemples d'acteurs dans le monde : Infineon (Allemagne), Lumileds (États-Unis), Osram (Allemagne), Philips (Pays-Bas) ... © Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie, |
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