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TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Energie – environnement
43. Traitement des odeurs non confinées
Description
Le traitement des odeurs à la source est aujourd'hui bien maîtrisé,
grâce à des procédés d'élimination tels
que l'oxydation thermique, l'adsorption, l'absorption, la photocatalyse, ou
les plasmas froids. Le recours à des produits masquants est fréquent,
bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un traitement des
odeurs. Le traitement des odeurs en milieu ouvert est en revanche plus délicat :
la dispersion de produits neutralisants, voire la dispersion des odeurs dans
l'atmosphère, font partie des solutions proposées. Dans tous
les cas, l'approche doit être couplée à une étude
préalable comportant une analyse des conditions météorologiques
et de la topographie des lieux. Les solutions sont à adapter au cas
par cas, étant donné la variété des sites concernés
et la grande variété des molécules rencontrées.
La maîtrise des pollutions olfactives est particulièrement délicate
dans le cas des sites à ciel ouvert, dont la surface est importante,
et pour lesquels on manque encore de procédés de traitement
réellement efficaces.
Cela concerne typiquement les centres de stockage des déchets, pour
lesquels la question des nuisances olfactives constitue l'un des principaux
motifs de plainte du voisinage. Les sources des odeurs sont les déchets
eux-mêmes, en particulier lors de leur déversement, ainsi que
les dégagements de biogaz et les émanations dues aux lixiviats.
La mise en place de réseaux de captage du biogaz et des lixiviats permet
de traiter une partie du problème, mais n'est pas suffisante.
Plus généralement, sont concernés par ce type de nuisance
les installations de compostage, les stations d'épuration, l'élevage,
la production de papier ou de sucre ...
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact
Malgré leur prise en compte dans la réglementation (installations
classées, par exemple), les nuisances olfactives sont encore assez
mal maîtrisées. C'est essentiellement sous la pression sociale
que les pratiques dans ce domaine évoluent. Par ailleurs, certains
composés malodorants sont également toxiques (mercaptans, amines
...).
Marché
Il n'y a pas de marché global émergent du traitement des odeurs
non confinées. On peut, en première analyse, suggérer
que le « marché » est égal à la
somme des plaintes de voisinage déposées (décharges,
usines, etc.), augmentée des « points noirs » connus
et référencés, sinon traités (métro, embouchures
des tunnels, etc.). Le marché est donc proportionnel à la population
des zones urbaines. Certaines niches de marché pourraient s'ouvrir,
selon la disponibilité de solutions techniques pour le traitement d'une
odeur dispersée (exemple des sucreries).
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
agriculture, sylviculture, pêche ; industries agricoles et
alimentaires ; industrie du papier et du carton ; chimie,
caoutchouc, plastiques ; assainissement, voirie et gestion des
déchets.
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Acteurs
Disciplines scientifiques : chimie moléculaire, physique
des milieux dilués, sciences des milieux naturels (terre, océans,
atmosphère), mécanique des fluides.
Compétences technologiques : analyse, mesure et contrôle,
chimie organique, environnement – pollution.
Liens avec (technologies) : modélisation, simulation,
calcul
Principaux acteurs français
Industriels : Delamet Environnement, Phode, Westrand ... ; simulation :
Aria Technologies, Siriatech ...
Exemples d'acteurs dans le monde : Ecolair (Belgique), Vaportek
(États-Unis) ...
Commentaires
Le traitement des odeurs non confinées correspond à une demande
de confort. Dans une majorité des cas, un traitement à la source
est possible et préférable au traitement « aval » d'une
odeur déjà dispersée. On peut raisonnablement soutenir
qu'existent une série de « niches » qui appellent
des solutions au coup par coup (exemple des décharges de déchets,
de toute façon en voie de disparition).


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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