TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
1. Gestion de la microénergie Description Les innovations concernant les dispositifs de gestion de la microénergie doivent accompagner et conditionnent, en partie, le développement des applications mobiles : téléphones et PC portables, appareils photo et vidéo, lecteurs MP3, badges RFID actifs ... Les technologies de gestion de la microénergie visent des composants actifs moins consommateurs d’énergie ainsi que des composants passifs (résistances, condensateurs, convertisseurs ...) et surtout des systèmes de production et/ou stockage plus performants. Ce dernier volet, particulièrement critique, concerne aussi bien les piles et accumulateurs électrochimiques que les supercondensateurs et les piles à combustibles :
Les développements technologiques sur les systèmes de production-stockage visent les points d'amélioration suivants, en fonction des applications :
De nouvelles spécifications doivent également être prises en compte : capacité à adopter des formes particulières (souplesse ...) et compatibilité avec l'environnement. Dans ce contexte, les développements sur les matériaux apparaissent comme les principaux leviers d'évolution technologique. Ces développements concernent aussi bien les électrodes que l'électrolyte, que ce soit pour les systèmes électrochimiques « conventionnels » ou les piles à combustibles. Les nanomatériaux représentent une classe de matériaux susceptible de conduire à des avancées significatives en terme de performances de ces systèmes. Il existe d'autres défis techniques, notamment pour les piles à combustibles : gérer les variations de puissance entre l'arrêt, la veille et le fonctionnement, réduire les coûts de fabrication ... Parallèlement aux travaux sur les matériaux, des études sont nécessaires pour améliorer la qualité de l’électronique associée (électronique de contrôle).
Enjeux, Impact Le marché des équipements électroniques portables et des objets intelligents est en très fort développement et tire avec lui le marché des dispositifs pour la microénergie. Les évolutions technologiques nécessaires font de ce marché un marché à forte valeur ajoutée. Par ailleurs certaines niches à très fort potentiel de développement sont favorables à l’essor de PME, de « start-up » ou de « spin-off » issues de centres de recherche industrielle ou académique. La France dispose de ressources scientifiques et technologiques importantes en terme de compétences nécessaires, en particulier dans le domaine des matériaux. Par ailleurs, l'expertise technologique et industrielle détenue sur les marchés de la défense et du spatial peut être mise à profit sur les applications grand public. Marché Le marché concerné ici est surtout celui de l'électronique portable, notamment pour les applications grand public et de défense. L'alimentation de systèmes embarqués sur les avions ou les engins spatiaux fait également appel à ces technologies, mais le plus souvent pour des dispositifs de taille et de capacité plus importantes. Parmi d'autres applications, on peut également noter l'alimentation des audiophones dans le domaine de la santé (on utilise dans ce cas des systèmes non rechargeables plutôt que des accumulateurs) ou l'outillage sans fil (applications qui peuvent être plus exigeantes en terme de puissance que d'énergie). L'électronique portable grand public (PC et téléphones portables, appareils photos, lecteurs MP3 ...) et celle de défense (équipements du fantassin) sont particulièrement concernées par les problématiques de microénergie, et tirent les innovations technologiques. Ces marchés sont importants et restent en forte croissance, notamment dans les applications grand public. Le marché des accumulateurs électrochimiques reste largement prépondérant par rapport aux applications des piles à combustibles. Le marché des accumulateurs portables (hors plomb) aurait atteint 6 Md$ en 2004 dans le monde, pour un volume de 3,7 milliards d'éléments. Le marché est dominé, en valeur et en volume, par les technologies d'accumulateurs lithium-ion, avec 4,2 Md$ (dont 0,5 Md$ pour le lithium-ion polymère) et 1,45 milliard d'éléments (dont 100 millions pour le lithium-ion polymère). La technologie NiCd reste importante avec 1,3 milliard d'éléments, mais sur un marché dont la valeur régresse à 1 Md$. Enfin le marché de la technologie NiMH régresse en volume à 900 millions d'éléments et fortement en valeur à 630 M$ (-15 %).
Acteurs Disciplines scientifiques : chimie physique, chimie du solide, matériaux, physique des milieux dilués, physique des milieux denses, énergétique, génie des matériaux, électronique, photonique, optronique. Compétences technologiques : composants électriques, semi-conducteurs, optique, analyse, mesure et contrôle, chimie de base, traitements surface, matériaux – métallurgie, procèdés techniques, travail matériaux, procèdés thermiques, composants mécaniques, transports, spatial – armement. Pôles de compétitivité : Minalogic (Rhône-Alpes) Liens avec (technologies) : gestion de l'énergie à bord des véhicules ; RFID et cartes sans contact ; ingénierie des systèmes embarqués ; affichage nomade ; matériaux nanostructurés et nanocomposites ; matériaux pour l'électronique et la mesure ; recyclage des matériaux spécifiques ; micro et nanocomposants. Principaux acteurs français : Exemples d’acteurs dans le monde : BYD (Chine), Duracell (États-Unis), Energizer (États-Unis), Fujitsu (Japon), ITM Power (Royaume-Uni), Matsushita Battery Industrial (Japon), Medis Technologies (Israël, États-Unis), NTT Docomo (Japon), Polyfuel (États-Unis), Sanyo (Japon), Smart Fuel Cell (Allemagne), Sony (Japon), Toshiba (Japon), Ultracell (États-Unis), Uniross (Royaume-Uni), Varta (Allemagne).
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