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 TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Technologies de l’information et de la communication
2. Stockage de l’information numérique
Description Le stockage de l'information numérique consiste à enregistrer sur un
support les données dans le but de les utiliser pour un traitement, d'y accéder
ultérieurement ou de les conserver de manière pérenne.
On distingue deux types de supports de stockage :
- les mémoires de masse, à destination
du stockage pérenne ou de l'archivage, reposent sur deux principaux supports
qui sont les supports optiques (cédérom, DVD, etc.) et les supports magnétiques
(disques durs, disquettes etc.) ;
- les composants mémoires, qui permettent
de stocker les données auxquelles on veut accéder rapidement. On distingue
les mémoires volatiles (de type DRam) qui permettent un accès rapide, mais
ne conservent pas les données lorsqu'elles ne sont plus sous tension (majoritairement
utilisées dans les ordinateurs), et les mémoires non volatiles (de type Flash),
plus coûteuses qui sont au cœur des équipements nomades (clés USB, lecteurs
MP3, etc.).
Le stockage optique utilise une source de lumière de type laser pour écrire
et lire les données. Les CD et DVD diffèrent essentiellement par leur capacité de
stockage (de 700 Mo à plus de 6 Go). De façon générale, l'amélioration
des capacités des supports optiques passe par l'usage de lasers plus performants
(lasers violets, bleu-violet) et la capacité à écrire sur plusieurs couches,
plusieurs faces ou plusieurs dimensions du support (holographes). Deux nouvelles
technologies optiques apparaissent sur le marché : le DVD-HD et le Blu-Ray,
pour un stockage de l'ordre de (25 Go).
L'enregistrement magnétique consiste à utiliser les propriétés magnétiques
d'empilements de matériaux pour y inscrire des informations au format numérique
(succession de 0 et de 1) comme des variations de l'orientation locale de l'aimantation.
Les limites de l'enregistrement magnétique sont de fait liées à celles des propriétés
physiques des matériaux du support et à la technologie des têtes d'écriture-lecture
(magnéto-résistivité), et notamment la gestion de l'énergie nécessaire à l'écriture
(modification de l'orientation du champ) et la possibilié pour une technologie
de voir augmenter la densité d’information avec les progrès de la fabrication
microélectronique.
Les composants mémoire sont réalisés sur base de transistors classiques.
De nombreuses firmes travaillent actuellement sur la notion de « mémoire
universelle » : une mémoire non volatile haute densité, à grande
capacité, à faible consommation électrique, avec les modes lecture-écriture à accès
rapide et une capacité d'endurance illimitée. Une telle mémoire devrait pouvoir
répondre à la problématique de l'obsolescence du support de stockage, le coût
de production restant un verrou central étant donné le caractère massif du marché concerné.
Les technologies actuellement les plus avancées sont :
- les MRam (Magnetic Random Access
Memory) à base d'electronique de spin (électrons) : introduite en
premier lieu par IBM, sa faible consommation électrique, sa résistance aux
effets de rayonnement et sa grande capacité de stockage lui confèrent un
avantage concurrentiel. Cependant, ses coûts de production restent encore
assez élevés ;
- les NRam (Nanoscale Random Access
Memory, marque déposée) à base de nanotubes de carbone : les caractéristiques
principales de la NRAm sont sa faible consommation, sa capacité de stockage
et sa résistance aux environnements contraints (hautes et basses températures,
environnements magnétiques) ;
- les PFRam (Polymer Ferroelectric
RAM) à base de films polymères : sa faculté d'empilement (on parle
de mémoire 3D) autorise une parallélisation massive des traitements. Ses
coûts de fabriquation restent proches de ceux de la DRam et elle dispose
d'une très longue durée de vie ;
- les PCRam (Phase Change RAM)
dont le principe est la modification des propriétés de conduction-résistivité à l'occasion
d'un changement de phase de matériaux provoqué typiquement par son échauffement ;
- les CBram (Conductive Bridging
RAM) qui reposent sur le principe de modification de la résistivité d'une
solution par diffusion et oxydo/réduction d'ions.
L'évolution de techniques à l'échelle du nanomètre devrait ouvrir de nouveaux
axes de développement pour les mémoires.
Au-delà des matériaux, le stockage de l'information numérique passe aussi par
des améliorations en matière d'architectures logiques pour l'accès aux
données et des techniques de compression permettant de réduire la taille
des données à préserver.
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact Avec le développement du multimédia et l’évolution des applications informatiques,
le stockage et la préservation des données est un problème crucial. La dématérialisation
des activités, notamment en matière d'administration électronique, pose des questions
relatives à l'archivage des données. Une génération technologique chassant l'autre,
l'enjeu n'est pas seulement de préserver les données, mais aussi de pouvoir y
accéder dans la durée.
Au cours de ces dernières années, le fossé entre la vitesse de fonctionnement
des processeurs et la vitesse d'accès des mémoires s'est accru. La mémoire constitue
aujourd'hui un goulot d'étranglement pour les architectures. Les gains en performance
sur la vitesse intrinsèque des composants sont relativement faibles. Les fabricants
de mémoires jouent donc sur l'organisation logique des accès.
La MRam est une mémoire non volatile capable de conserver ses informations sans
alimentation. De fait, elle pourrait permettre à un ordinateur de se mettre en
veille totale, c'est-à-dire que toute activité consommant de l'électricité s'arrêterait
(processeur, ventilateur, disque dur ...), et pourrait reprendre en un instant
au point précis où il s'était arrêté. Marché La quasi-totalité des produits et des activités liés à l'usage de l'information
numérique est concernée dont :
- l’archivage des documents administratifs ;
- le stockage des photos et vidéos numériques ;
- l’électronique générale : ordinateurs ;
- l’électronique portable : baladeurs
MP3, consoles de jeu, lecteurs vidéo, appareils photographiques.
Le seul marché de la mémoire volatile est estimé à plus de 30 Md$.
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
industries des équipements électriques
et électroniques ; fabrication de composants électroniques ;
services aux entreprises ; services personnels et domestiques ;
administration.
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Acteurs Disciplines scientifiques : matériaux, optique, informatique, électronique,
photonique optronique.
Compétences technologiques : composants électriques, informatique,
semi-conducteurs, optique, analyse, mesure et contrôle, matériaux - métallurgie,
procédés techniques.
Pôles de compétitivité : Minalogic (Rhône-Alpes) (www.minalogic.com),
Photonique (Provence-Alpes-Côte d'Azur). En marge, le pôle Image, multimédia
et vie numérique (Ile-de-France) propose d'adresser les problématiques d'archivage
audiovisuel.
Liens avec (technologies) : matériaux pour l'électronique et la
mesure ; gestion de la micro-énergie ; processeurs et systèmes ;
RFID et cartes sans contact.
Principaux acteurs français
Mémoires de masse
Dans le cadre du programme Eurismus 2 (www.eurimus.com),
le projet franco-allemand MobileDrive réunit le CEA-LETI (Grenoble) et la société MPO
France (AVERTON), leader en pressage et duplication de CD, cédérom, DVD vidéo,
DVD Rom, sur la thématique de mémoires optiques.
Composants mémoire
Centres de compétences : CEA-LETI (Grenoble),
Institut d'Électronique
Fondamentale (Orsay), Laboratoire de physiques des solides (Orsay) pour la recherche.
Industriels : ST Microelectronic, Altis, Spintec, Atmel
Le projet Crescendo
du programme Medea+ (www.medea.org) réunit Imec,
Infineon (Allemangne), Philips Research (Pays-Bas), Philips Semiconductors et
ST Microelectronic autour du développement d'une mémoire non volatile haute densité.
Exemples d’acteurs dans le monde : Le marché des mémoires de masse est
dominé par les grands acteurs du contenu, comme le japonais Sony, l’américain
Warner et des sociétés taiwanaises. De nombreux industriels, souvent liés à de
grandes sociétés, cherchent à créer des positions dominantes sur le marché des
composants mémoire : Millipede (États-Unis), Zetta Core Inc (États-Unis),
Cavendish Kinetics (Pays-Bas), Nanochip Inc.( États-Unis), Nantero (États-Unis),
Sandrisk (États-Unis – inventeur de la mémoire « flash »).
Commentaires
En pratique, il est peu probable qu’une mémoire universelle voie le jour, mais
la recherche de cet objectif ultime permet des améliorations en matière de procédés,
en particulier dans le domaine de la science des matériaux et des nanotechnologies.


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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