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 TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Technologies de l’information et de la communication
9. Virtualisation des réseaux
Description
La virtualisation des réseaux consiste à masquer l'hétérogénéité des
infrastructures réseaux (type de transmission, protocoles, etc.) aux
yeux de l'opérateur (télécoms), du fournisseur de services
(de TV numérique haute définition) et, au final, du consommateur.
Les réseaux de communication, et particulièrement
les réseaux mobiles, se caractérisent par une grande hétérogénéité, à la
fois au niveau des couches « basses » (infrastructures,
accès divers) et « hautes » (incompatibilité des
différents formats de données, des logiciels applicatifs).
Pour que la transaction électronique de bout en bout soit possible,
les réseaux doivent pourtant :
- être interconnectés : fils de cuivre,
hertzien, fibre optique, câble, courant porteur, etc. ;
- interopérer :
assurer le transport, la mise en commun de ressources ;
- échanger :
communiquer et partager des données,
s'informer sur l'état et les capacités du réseau,
les services disponibles, etc., pour s'auto-organiser, rendre les services
en fonction du contexte.
La virtualisation complète des réseaux demande
la levée de plusieurs verrous, à chaque niveau concerné (couche
physique, couche transport, couche application), y compris au niveau des
terminaux.
Sur le plan de la transmission physique, il s'agit d'harmoniser
les spectres d'interface (radio, filaire, optiques), de faciliter la lisibilité des
informations transportées (conversion analogique-numérique,
filtrage), de développer les approches reconfigurables (radio logicielle,
composant large bande).
A l'autre extrémité, les objets récepteurs
et les applications (interfaces, authentification, etc.) devront être
capables de s'adapter à plusieurs standards, à différents
utilisateurs, à différents contextes, sans discontinuité.
L'environnement quotidien (maison, transports, etc.) devra fournir les
moyens d'assurer la continuité des services (par exemple, continuer à visionner
un film sur différents supports dans la maison).
Entre le réseau et le récepteur, l'interopérabilité repose
sur la définition de nouvelles architectures, de nouveaux modes
de transmission (multicast, ciblée, grande diffusion), des techniques
de routage intelligent et dynamique, d'accès aux données
réparties (SAN – Storage Area Network) capables de prendre
en compte les évolutions matérielles ou physiques, les environnements
totalement distribués.
Enfin, la continuité des services et le partage des informations
sont possibles par le biais de logiciels intermédiaires (entre
le transport et l'application), permettant de découvrir les services
disponibles, d'adapter les contenus ou d'assurer la traçabilité des
transactions (SLA ...), condition indispensable pour acquérir
la confiance des utilisateurs, des fournisseurs de services (et de contenu),
des opérateurs et pour permettre la facturation des services.
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact
Au cours de la dernière année, l'accélération
des offres de voix sur IP a bouleversé le paysage des télécommunications
et a probablement ouvert le chemin pour d'autres applications convergentes
(voix, données, vidéo, mobile, fixe). Si l'arrivée
du protocole IPV6 (permettant d'affecter une adresse IP à chaque
objet communicant et offrant des garanties accrues en matière de
sécurité) sera certainement un facteur d'uniformisation
et permettra d'installer le protocole Internet (IP) comme standard, le
chemin est encore long pour arriver à une convergence totale permettant
de supporter des services performants (et notamment multimédias).
L'impact majeur de la virtualisation des réseaux est de
rendre possible la définition de nouvelles offres de services à valeur
ajoutée (bundles) pour les entreprises et les particuliers.
On peut, en particulier, envisager une généralisation d'acteurs
tels que les MVNO (Mobile Virtual Network Operators - opérateurs
virtuels) sur le marché du mobile, qui loueront des capacités
réseau aux détenteurs de licences ou d'infrastructures.
De tels modèles économiques reposent sur la capacité de
la technologie à assurer la traçabilité des transactions.
Les aspects normatifs et réglementaires interviennent à plusieurs
niveaux : réglementation des télécommunications,
gestion du spectre des interfaces, allocation des fréquences, normalisation
des données, accès aux informations constructeurs (caractéristiques
des équipements terminaux), etc.
La virtualisation des réseaux concerne un grand nombre
d'acteurs dont les opérateurs, hébergeurs et fournisseurs
d'accès, les équipementiers de réseau et d'interconnection,
les intégrateurs, SSII, éditeurs de logiciels, les offreurs
de services ou de contenu, les fabricants d'électronique grand
public.
Marché
Le marché final (du point de vue des applications rendues
possibles par la virtualisation des réseaux) est le marché des
services : télécommunications, audiovisuel, commerce
en ligne, services de données aux entreprises, etc. Ce marché est
colossal, les services de télécommunication, à eux
seuls, représentaient, au niveau mondial, plus de 1 025 Md€ en
2004. La virtualisation des réseaux ouvre la voie à de nouvelles
offres en matière de plates-formes logicielles (ou intergiciels),
telles que :
- les plates-formes d'intermédiation de services
permettant la refacturation (billing) ;
- les plates-formes
pour l'entreprise mobile (Rich Internet
Applications) ;
- les grilles informatiques : grilles de
données,
grilles de calcul, grilles de services ;
- les plates-formes pour la
convergence fixe-mobile.
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
industrie automobile ; industries des équipements électriques
et électroniques ; fabrication de composants électroniques ;
travaux publics ; services de transports ; activités
financières ; activités immobilières ;
postes et télécommunications ; services informatiques ;
services aux entreprises ; activités récréatives,
culturelles et sportives ; services personnels et domestiques ; éducation ;
santé, action sociale ; administration.
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Acteurs
Disciplines scientifiques : optique, informatique,
automatique, traitement du signal, électronique, photonique, optronique,
mathématiques et leurs applications.
Compétences technologiques : composants électriques,
audiovisuel, télécommunications, informatique, semi-conducteurs,
optique
Pôles de compétitivité : Photonique
(Provence-Alpes-Côte d'Azur), Image, multimédia et vie numérique
(Île-de-France), Images et réseaux (Bretagne), Transactions électroniques
sécurisées (Basse-Normandie), System@tic (Île-de-France)
Minalogic (Rhône-Alpes), Aéronautique et espace (Aquitaine
et Midi-Pyrénées)
Liens avec (technologies) : processeurs et systèmes ;
outils et méthodes pour le développement de systèmes
d'information ; ingénierie des systèmes embarqués ;
composants logiciels ; infrastructures et technologies pour réseaux
de communication diffus ; sécurisation des transactions électroniques
et des contenus ; acquisition et traitement de données ;
gestion et diffusion des contenus numériques ; technologies
du Web sémantique ; affichage nomade ; ingénierie
des systèmes complexes.
Principaux acteurs français
Centres de compétences : Inria, Alliance TICS, France
Télécom R&D, INT, ENST Bretagne, Telecom Valley (Sophia-Antipolis).
Industriels : France Télécom, SFR, Net Centrex,
CVF, 6WIND, ScalAgent, Alcatel, Thomson, Wengo, etc.
Exemples d'acteurs dans le monde : Groove Network
(États-Unis) , Cisco (États-Unis), IBM (États-Unis),
E-Mule project (États-Unis), Skype (États-Unis), British
Telecom (Royaume-Uni), Nortel (Canada).


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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