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TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Transports
66. Architecture électronique des véhicules
Description
L'électronique à bord des véhicules permet d'assurer
un nombre croissant de fonctions plus ou moins critiques :
- communications (téléphonie, médias ...) ;
- aides
au voyage (positionnement, informations trafic ...) ;
- aides à la
conduite et sécurité (ABS, ESP, direction
assistée ...) ;
- régulation des organes principaux (allumage
moteur, boîte de
vitesse ...).
Une berline actuelle embarque plus d'électronique que les premiers
Airbus, et l'extrapolation des tendances conduit à la vision suivante :
l'automobile de 2010, comme l'ordinateur personnel d'aujourd'hui, sera composé de
modules électroniques assurant des fonctions plus ou moins étendues,
gérés par un « système d'exploitation ».
Globalement, les problématiques seront donc très proches de
celles de l'informatique (intégration logiciel/matériel, arbitrage
entre répartition ou centralisation des fonctions, miniaturisation,
protocoles de communication, interopérabilité ...), sans oublier
l'impérieuse exigence de fiabilité et de robustesse.
L'évolution des matériels et des architectures électroniques
impose des améliorations en termes de processus d'ingénierie
des systèmes embarqués et d'ingénierie des systèmes
complexes. Les verrous associés à ces technologies constituent
les principaux freins à la mise au point techniques de l'architecture électronique
des véhicules.
Par ailleurs, l'architecture électronique ne peut plus être élaborée
sans interaction forte avec l'architecture électrique des véhicules.
La rationalisation des réseaux de cables au sein des véhicules
conduit, en effet, à envisager l'utilisation des techniques de courants
porteurs (PLC ou Power Line Communication).
Enfin, l'architecture électronique des véhicules doit être
réalisée pour permettre une évolution des systèmes
en parallèle avec l'évolution des informations extérieures
au véhicule qui lui sont transmises.
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact
Les principaux enjeux et impact de la mise au point d'une architecture électronique
des véhicules performante sont associés aux enjeux du développement
des fonctions critiques comme le contrôle de la propulsion (impact sur
les émissions de gaz à effet de serre) et la sécurité.
Par ailleurs, cette architecture électronique améliorée
accompagne le développement de véhicules à plus forte
valeur ajoutée. Ceci garantit, par l'innovation, la compétitivité des
industries françaises de construction de véhicules.
Marché
Les marchés de l'électronique pour véhicules sont dynamiques,
particulièrement pour l'automobile. Le marché de l'électronique
pour automobile a progressé plus vite que le marché global de
l'électronique et que la production de véhicule. L'électronique
automobile devrait progresser à un rythme voisin de 7 % par an (en
valeur) d'ici à 2010. À cette période, l'automobile pourrait
représenter 9 % du marché de l'électronique européen,
et l'aérospatiale et la défense 6,5 %. Ces chiffres sont confirmés
dans le cas particulier des semi-conducteurs : les ventes de semi-conducteurs
destinés aux systèmes automobiles représenteront 16,3
Md$ en 2005 et devraient même grimper à 25,7 Md$ d'ici 2012.
La part de l'électronique dans l'automobile est en progression. Elle
devrait atteindre 30 %, en valeur, en 2008. Une partie importante du contenu électronique
sera à terme représentée par le logiciel embarqué.
On estime qu'en 2010 plus de 40 % de la valeur de l'électronique automobile
se situera dans le logiciel.
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
industrie automobile, construction navale, construction de matériel
ferroviaire roulant, construction aéronautique et spatiale, autres
véhicules, industries des équipements électriques et électroniques,
fabrication de composants électroniques, commerce et réparation
automobile, services de transports.
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Acteurs
Disciplines scientifiques : mécanique, informatique, automatique,
traitement du signal, électronique, photonique, optronique.
Compétences technologiques : composants électriques,
télécommunications, informatique, semi-conducteurs, optique,
analyse, mesure et contrôle, moteurs - pompes - turbines, composants
mécaniques, transports.
Pôles de compétitivité : Lyon Urban Truck & Bus
2015 (Rhône-Alpes), Vestapolis (Île -de-France), Normandy Motor
Valley (Basse et Haute Normandie), System@tic (Île de France), Véhicule
du futur (Alsace et Franche-Comté), Aéronautique et espace (Aquitaine
et Midi-Pyrénées), Auto haut de gamme (Bretagne, Pays-de-la-Loire,
Poitou-Charentes).
Liens avec (technologies) : ingénierie des systèmes
embarqués ; ingénierie des systèmes complexes ;
infrastructures routières intelligentes ; sécurité active
des véhicules ; moteurs à pistons ; turbomachines ;
architecture électrique des véhicules ; gestion de l'énergie à bord
des véhicules ; liaisons de données véhicule-infrastructure ;
systèmes aériens automatisés ; positionnement et
horodatage ultraprécis ; gestion des flux de véhicules.
Principaux acteurs français
Centres de compétences : Inrets, Inria, LAAS (Toulouse), Loria
(Nancy).
Industriels : Airbus, Alstom, Dassault Electronique, Faurecia, PSA Peugeot
Citroën, Renault, Safran, ST Microelectronics, Thales, Valéo.
Exemples d'acteurs dans le monde : l'ensemble des constructeurs
et équipementiers des transports sont impliqués. A titre d'exemple,
dans l'automobile Delphi (États -Unis), Lear (États -Unis),
Tyco (États -Unis), Honeywell (États -Unis), Johnson Controls
(États -Unis), Visteron (États -Unis), Denso (Japon), Bosch
(Allemagne), Siemens VDO (Allemagne) ... sont concernés par cette technologie.


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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