TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
44. Transgénèse Description La fonction transgénèse correspond à la modification du génome d'un organisme par génie génétique. Elle permet une intégration stable de l'ADN étranger et peut être réalisée dans des micro-organismes, des cellules de plantes ou d'animaux. C'est un moyen de tirer partie de la variabilité génétique pour adapter les plantes et les animaux aux besoins socio-économiques. Le succès de telles pratiques réside principalement dans leur acceptabilité par les consommateurs. Globalement, les applications agroalimentaires du génie génétique sont davantage contestées par le grand public que les applications médicales (même si le champ de maïs transgénique de Meristem, destiné à produire de la lipase gastrique utilisée contre la mucoviscidose, a été fauché). Au niveau mondial comme à l'échelle française, peu de partenaires industriels sont impliqués. Il existe un réel fossé entre l'état d'avancement des travaux académiques et l'industrialisation qui pourrait en découler.
Enjeux, Impact L'enjeu pour la France de la maîtrise de cette technologie est de :
Au niveau réglementaire, la directive 2001/18/CE relative à la coexistence des cultures, à la transparence, à la mise sur le marché, à l'information du public, à la surveillance des risques, à l'étiquetage, est complétée par les réglementations CE 1829/2003 et 1830/2003. L'impact sur la protection de l'environnement, sur la qualité sanitaire et nutritionnelle des aliments et sur l'apparition de nouveaux traitements médicaux issus de la transgénèse devrait se faire sentir d'ici 5 à 10 ans. Marché Les marchés de la transgénèse sont l'agriculture, la recherche et la santé :
Soixante-dix millions d'hectares d'OGM sont cultivés dans le monde (5 % des terres cultivées). Le potentiel de diffusion de la technologie est dans ce domaine très important, notamment dans les pays en voie de développement (la Chine par exemple). Dans le domaine de la santé, 10 % du marché pharmaceutique mondial est aujourd'hui issu des biotechnologies. On estime que ce chiffre pourrait atteindre 25 % dans dix ans. Le marché des PMP (Plant made pharmaceuticals) devrait atteindre 2,2 Md$ aux États-Unis et 1,5 Md$ en Europe, en 2011.
Acteurs Disciplines scientifiques : biochimie, biologie moléculaire, biologie cellulaire, biologie des organismes, sciences médicales et alimentation, neurosciences, médecine et odontologie. Compétences technologiques : ingénierie médicale, biotechnologies, pharmacie-cosmétiques, produits agricoles et alimentaires. Pôles de compétitivité : Biothérapies (Pays de la Loire), Innovation dans les céréales (Auvergne), Méditech Santé (Île-de-France). Liens avec (technologies) : génomique fonctionnelle à grande échelle ; techniques de criblage et de synthèse à haut débit, ingénierie des anticorps monoclonaux ; vaccins recombinants ; alimentation pour le bien-être et la santé ; contrôle des allergies alimentaires ; carburants de synthèse issus de la biomasse ; biotechnologies industrielles. Principaux acteurs français Centres de compétences : Cirad, Inra, Inserm, CNRS, Institut Pasteur (Pour en savoir plus: www.inra.fr/Internet/Directions/DIC/ACTUALITES/DOSSIERS/OGM/OGM.htm) Industriels : Bioprotein, Genoway, Lemmagène, Meristem, Nucleis, Sanofi Pasteur, Vivalis. Exemples d'acteurs dans le monde : Novarts Seed (Suisse), Monsanto (États-Unis). Commentaires Les efforts de la recherche publique doivent se poursuivre mais le tissu industriel et l'opinion publique français ne permettent pas un transfert de technologie satisfaisant. Peut-être serait-il souhaitable que les centres de recherche publique se tournent vers des industriels d'autres pays européens pour valoriser leurs savoir-faire ? © Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie, |
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