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TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Technologies du vivant - santé - agroalimentaire
46. Protéomique
Description
La protéomique étudie des ensembles de protéines :
leur rôle, leur structure, leur localisation, leurs interactions ...
Le développement de la protéomique repose sur les avancées
technologiques et sur les progrès récents dans la connaissance
des génomes. Plusieurs protéines peuvent être codées
par un même gène, donc un organisme possède une très
grande diversité de protéomes alors qu'il ne renferme qu'un
seul génome.
Grâce aux techniques actuelles d'analyse et de séparation des
protéines (électrophorèse bidimensionnelle, spectrométrie
de masse) et grâce à la bioinformatique, on peut étudier,
simultanément, des milliers de protéines. On peut ainsi identifier
la protéine (ou les interactions entre différentes protéines)
responsable(s) d'une maladie chez l'homme – pour mettre au point un médicament,
par exemple – ou d'une propriété intéressante chez une
plante.
Cette évolution correspond à une véritable rupture dans
la vitesse d'acquisition des données protéomiques, ce qui ouvre
des perspectives originales dans divers domaines : identification de
nouvelles cibles thérapeutiques, mise en évidence de propriétés
d'intérêt chez une plante (résistance à la sécheresse
par exemple) ... D'autres domaines d'applications pourraient profiter des
retombées de la protéomique : l'agroalimentaire (évaluation
de la sécurité des aliments), le diagnostic clinique, la thérapie
génique, la défense (lutte contre le bioterrorisme), l'oncologie,
la prévention des maladies ...
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact
La protéomique fait partie des outils dont la maîtrise est essentielle
car à l'origine des progrès dans les sciences du vivant et de
la santé. Le développement de ces technologies représente
donc un enjeu pour le développement des sciences du vivant et des biotechnologies
en France.
Par ailleurs, la protéomique est un moyen (avec la biologie structurale)
de tirer parti des découvertes réalisées en génomique.
Après le décryptage du génome humain, la maîtrise
de cette technologie est donc cruciale pour le devenir des biotechnologies
françaises.
L'horizon temporel prévisible de l'impact de cette technologie est
de 5 - 10 ans.
Marché
Le marché mondial de la protéomique a été évalué en
2003 à 1,52 Md$, et devrait atteindre 2,68 Md$ en 2008. Ce marché très
actif est en pleine croissance, à un taux de 12 % par an en valeur.
La séparation et la caractérisation de protéines sont
les deux segments principaux de ce marché. Ensemble, ils représentent
près de 90 % du marché global.
Le marché européen représente 40 % du marché mondial
(45 % pour les États-Unis et 10 % pour le Japon).
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
agriculture, sylviculture, pêche ; industries agricoles et
alimentaires ; industrie pharmaceutique ; recherche et développement.
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Acteurs
Disciplines scientifiques : biochimie, biologie moléculaire,
biologie cellulaire, biologie des organismes, sciences médicales etalimentation,
neurosciences, médecine et odontologie, informatique.
Compétences technologiques : analyse, mesure et contrôle,
informatique, ingénierie médicale, biotechnologies, pharmacie-cosmétiques,
produits agricoles et alimentaires, environnement-pollution.
Pôles de compétitivité : Innovations thérapeutiques
(Alsace), Méditech Santé (Île-de-France).
Liens avec (technologies) : génomique fonctionnelle à grande échelle ;
techniques de criblage et de synthèse à haut débit ;
vaccins recombinants ; gestion et diffusion des contenus numériques.
Principaux acteurs français
Centres de compétences : Génopole d'Évry, Institut
Pasteur, Rhône-Alpes Génopole.
Industriels : Biomérieux, Hybrigenics, Proteus, Sanofi-Aventis.
Exemples d'acteurs dans le monde : Amersham Pharmacia Biotech/Amersham
PLC. (Royaume-Uni), Agilent Technologies (États-Unis), Genomic Solutions
INC. (États-Unis), Zyomyx (États-Unis).
Commentaires
Cette technologie fait appel à des compétences multidisciplinaires
(génomique, informatique, biologie structurale ...) : il est essentiel
de réunir ces compétences pour développer cette technologie.
Les plates-formes des génopoles d'Évry et de Grenoble s'inscrivent
dans cette démarche.


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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