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TECHNOLOGIES CLÉS 2010 (novembre 2006)
Technologies du vivant - santé - agroalimentaire
50. Vectorisation
Description
La vectorisation est une technologie qui permet d'améliorer l'efficacité d'un
principe actif en augmentant sa biodisponibilité, par exemple en augmentant
la fraction du principe actif captée par l'organisme sous sa forme
pharmacologiquement active, non dégradée. Il s'agit plus précisément
de promouvoir le passage à travers les membranes et/ou les cellules
d'un principe actif, en le protégeant de la dégradation par
les enzymes (enzymes du foie notamment). Les principaux domaines d'application
sont la pharmacie (délivrance de médicaments), l'agriculture
(délivrance de pesticides, engrais, ...) et la cosmétique.
Dans le domaine de la santé, la mise en place de systèmes de
délivrance moins contraignants pour les patients correspond aussi à une
voie de recherche : l'insuline inhalée par exemple représente
pour les patients diabétiques un réel progrès par rapport à l'injection.
Les formes galéniques d'insuline « retard » qui
reduisent le nombre d'injections nécessaires sont aussi issues de travaux
de vectorisation de cette protéine.
Plusieurs types de techniques ont été développés :
- encapsulation du principe actif ;
- modification chimique du principe
actif ;
- système d'administration (patch, spray, implantation
d'appareils dans l'organisme pour libérer le principe actif directement
sur la cible) ...
Ces techniques font appel à des disciplines variées :
biotechnologies, chimie, microsystèmes et microfluidique, nanotechnologies,
physico-chimie, thérapie génique ...
Outre le coût de production (investissements lourds, de plusieurs dizaines
de M€) et la complexité de tels systèmes, des verrous technologiques
subsistent et ralentissent leur apparition sur le marché : difficulté à maîtriser
les aspects toxicologiques, la biocompatibilité (des matériaux
d'encapsulation, par exemple), la métabolisation du système,
la biodégradabilité des matériaux utilisés.
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Degré de développement :
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Emergence
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Croissance
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Maturité
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Enjeux, Impact
Dans les années à venir, plusieurs opportunités susceptibles
de contribuer au développement de la vectorisation vont se présenter :
- entre 2004 et 2008, de nombreux brevets de médicaments à forte
rentabilité (block buster) vont tomber dans le domaine public :
ceci devrait correspondre à une perte de 40 Md$ pour leurs possesseurs.
La vectorisation peut être une bonne opportunité pour contrecarrer
ce phénomène. De nouveaux brevets revendiquant de nouvelles
formes « vectorisées » de molécules tombant
dans le domaine public pourront être déposés ;
- par ailleurs, le marché des protéines thérapeutiques
est en pleine croissance (taux de 10,5 % par an entre 2003 et 2010) :
ces « grosses » molécules traversent les membranes et
pénètrent
difficilement dans les cellules d'où un besoin de vectorisation ;
- enfin, l'amélioration du confort des patients, grâce à la
mise en œuvre de systèmes moins contraignants pour des maladies telles
que le diabète, est un point important étant donné le
vieillissement de la population et le développement de cette maladie
dans les pays développés (le nombre de patients diabétiques
(type II) devrait doubler entre 2002 et 2022).
L'enjeu est de ne pas laisser échapper ces opportunités pour
renforcer la compétitivité française de ce secteur.
Dans le domaine de l'agriculture, l'enjeu de la maîtrise de cette technologie
est de diminuer la quantité de produits utilisés pour faciliter
les cultures (insecticides, pesticides ...) en les délivrant de manière
plus efficace. La vectorisation appliquée à ce domaine s'inscrit
dans le cadre du développement durable.
L'horizon temporel prévisible de l'impact de cette technologie est
de 5 ans.
Marché
Les marchés de la vectorisation sont la santé (nouveaux traitements
contre le cancer et le diabète, mais aussi la mise au point de nouveaux
systèmes de distribution de médicaments déjà existants),
l'agriculture (herbicides et insecticides plus efficaces) et la cosmétique
(la cosmétique a été la première industrie à produire
des liposomes en grande quantité).
Le marché mondial de la vectorisation pour la santé a été estimé,
pour 2009, à 67 Md$. Étant donné les enjeux présentés
dans le paragraphe précédent, il convient de noter qu'il s'agit
d'un marché à très fort potentiel.
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Degré de diffusion de la technologie :
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Naissance
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Diffusion
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Généralisation
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Domaines d'application :
agriculture, sylviculture, pêche ; industrie pharmaceutique ;
fabrication de savons, de parfums et de produits d'entretien ;
recherche et développement.
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Acteurs
Disciplines scientifiques : biochimie, biologie moléculaire,
biologie cellulaire, sciences médicales & alimentation, physico-chimie
de la pharmacologie, médecine et odontologie, chimie physique, chimie
analytique, chimie moléculaire.
Compétences technologiques : ingénierie médicale,
chimie organique, chimie macromoléculaire, biotechnologies, pharmacie-cosmétiques,
produits agricoles et alimentaires.
Pôles de compétitivité : Biothérapies
(Pays de la Loire), Cosmetic Valley (Interrégional), Lyonbiopôle
(Rhône-Alpes), Méditech Santé (Île-de-France).
Liens avec (technologies) : thérapie génique ;
ingénierie des anticorps monoclonaux ; micro et nanocomposants.
Principaux acteurs français
Centres de compétences : CNRS, Généthon, Inra,
Inserm.
Industriels : Centillion (filiale de Sanofi-Aventis), Chelatec, Debiopharm,
Flamel Technologies, In-Cell-Art, L'Oréal, Nanovec, Nicox, Pharmavectys,
Spèregène, Virsol.
Exemples d'acteurs dans le monde : Altea Therapeutics (États-Unis),
Alza (États-Unis), AP Pharma (États-Unis), Aradigm (États-Unis),
Emisphere Technologies (États-Unis), Noven Pharmaceuticals (États-Unis),
Transpharma Medical (Israël).


© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie,
Direction
Générale des Entreprises, 12/2006
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