La VAE (validation des acquis de l'expérience) permet d'obtenir la totalité d'un diplôme, d'un titre à finalité professionnelle ou d'un certificat de qualification professionnelle à partir des seules expériences professionnelle et extraprofessionnelle. C'est un moyen d'obtenir une certification professionnelle au même titre qu'un cursus de formation et un examen.
La loi établit que l'expérience acquise tout au long de la vie professionnelle et extraprofessionnelle possède la même valeur que la formation et reconnaît que les savoirs et les compétences peuvent s'obtenir autrement que par la voie traditionnelle des systèmes d'enseignement. La loi ouvre l'accès par la VAE à tous les types de certification professionnelle :
Tous sont accessibles par la voie de la VAE sous la condition qu'ils soient inscrits dans le Répertoire national des certifications professionnelles. Ces dispositions ont été reprises dans le code du travail et le code de l'éducation.
Une certification professionnelle atteste d'une " qualification " c'est-à-dire de capacités à réaliser des activités professionnelles dans le cadre de plusieurs situations de travail et à des degrés de responsabilités définis dans un " référentiel ". La VAE est un moyen d'obtenir tout ou partie d'une certification à finalité professionnelle, en s'appuyant sur son expérience.
Article L.900-1 du Code du Travail Article L.335-5 du Code de l'éducation
Toute personne justifiant d'une expérience professionnelle ou extraprofessionnelle, sans condition d'âge, de nationalité, de statut, de niveau de formation peut entamer une démarche de VAE. Une condition : justifier d'une expérience professionnelle cumulée d'au moins 3 ans en rapport avec le diplôme ou le titre visé.
C'est l'ensemble des compétences professionnelles acquises dans l'exercice d'une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu de la certification visée qui peuvent faire l'objet d'une validation. Cette activité doit avoir été exercée de façon continue ou non pendant une durée totale cumulée d'au moins 3 ans. Les périodes de formation initiale ou continue, quel que soit le statut de la personne, ainsi que les stages et les périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation d'un diplôme ou d'un titre ne sont pas pris en compte dans la durée d'expérience requise.
Comme les autres salariés, ils ont à justifier d'une expérience professionnelle cumulée de trois ans. Il leur faut également remplir certaines conditions d'ancienneté (24 mois, consécutifs ou non, en qualité de salarié quelle qu'ait été la nature de tous les contrats successifs, au cours des cinq dernières années, dont 4 mois minimum, consécutifs ou non, sous contrat à durée déterminée au cours des 12 derniers mois, dans une ou plusieurs entreprises). La VAE peut être :
ou
Ces deux situations déterminent, notamment, des différences de modes de financement (OPACIF ou Plan de formation continue).
Reconnue comme un droit individuel, la VAE peut s'effectuer à titre personnel. Elle se déroule sur le temps libre. Le salarié a la possibilité de demander à son employeur de bénéficier d'un congé spécifique, le congé pour validation des acquis de l'expérience. Le financement peut être intégré dans le cadre d'un CIF (congé individuel de formation) ou éventuellement du DIF (droit individuel à la formation).
L'employeur peut décider d'une action VAE, en lien avec le projet de l'entreprise. La démarche peut être collective et concerner une cible de salariés (postes, métiers, génération, services...). La VAE suppose le consentement des salariés.
Article L900-4-2 du Code du travail Les informations demandées au bénéficiaire d'une action de validation des acquis de l'expérience doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l'objet de la validation tel qu'il est défini au dernier alinéa de l'article L900-2. Les personnes dépositaires d'informations communiquées par le candidat dans le cadre de sa demande de validation sont tenues aux dispositions des articles 226-13 et 226-14 du Code pénal. Le refus d'un salarié de consentir à une action de validation des acquis de l'expérience ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. » © Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie, |